Ecole nationale Supérieure de Sécurité Sociale EN3S
A ce jour, plus de 240 cadres supérieurs des organismes de 17 pays différents ont été formés : Côte d'Ivoire (50%), Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Djibouti, Gabon, Guinée, Mali, Niger, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo.
Depuis 2009, l'Ecole offre la possibilité à des candidats salariés de Ministères et d'organismes sociaux d'intégrer la formation initiale de l'EN3S qui s'adresse aux futurs cadres dirigeants des organismes de sécurité sociale français.
L'admission est soumise à la réussite aux épreuves de la sélection internationale par le candidat et à la signature d'une convention entre l'EN3S, l'organisme employeur et le candidat, qui établit les modalités d'organisation et les engagements de chaque partie. A ce jour, ces conventions ont été signées avec l'Algérie, le Maroc et la Tunisie.
Les stagiaires intégrés, soumis aux mêmes épreuves de contrôle continu et d'examen de sortie, se verront attribuer, en cas de réussite, le titre d'Ancien Élève avec une mention « Sélection internationale » ainsi qu'un Master en Ingénierie de la Protection sociale, co-délivré avec l'Université de Paris-Est Marne-La-Vallée.
L'organisme employeur s'engage, pour sa part, à réintégrer le stagiaire à l'issue de la scolarité, à prendre en charge les frais de déplacement entre le pays d'origine et Saint-Etienne, et à lui verser une bourse mensuelle tout au long de la scolarité, dont le montant est convenu par convention.
Pour en savoir plus :
La formation se déroule chaque année en France de janvier à juin et est sanctionnée par la délivrance d'un Diplôme d'Etudes Spécialisées en Gestion des Organismes Sociaux.
Les stagiaires doivent être présentés par le gouvernement ou l'institution de Protection sociale qui les emploie. Les Directions des organismes d'origine sont impliquées dans le projet de formation de leur collaborateur par l'indication d'une problématique correspondant à leurs enjeux et qui sera approfondie lors du stage pratique.
L'Ecole sélectionne les candidats en fonction de conditions qui garantiront la réussite de la formation.
A ce jour, près de 300 stagiaires issus de pays du monde entier ont déjà bénéficié de ce cycle.
Un panel de formations pour développer et étoffer ses compétences en management de la qualité et en communication
| Accompagnement post-certification de la ligne managériale Durée : 2 jours Dates : 13 et 14 juin 2012 22 et 23 novembre 2012 Lieu : Saint-Etienne | Une communication constructive au service du Patricien- conseil Durée : 5 jours Dates : du 4 au 9 juin 2012 du 8 au 12 octobre 2012 du 3 au 7 décembre 2012 Lieu : Saint-Etienne |
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Objectifs
Intervenant formateur
Consultant expert en management de systèmes qualité
Public
Responsables administratifs, Médecins-conseils chefs de service, Médecins-conseils régionaux, Médecins-conseils régionaux adjoints du Réseau médical de l'Assurance maladie
Programme :
Introduction
Les déficits actuels et les difficultés de la post certification
Le rôle des dirigeants et des managers au regard des exigences de la norme
L'articulation du fonctionnement quotidien de la DRSM / ELSM et du pilotage du système qualité
L'amélioration de l'utilisation des outils du système qualité
Le contrôle interne, le contrôle financier et le SMQ : le trio gagnant
Modalités
Responsable de projets : Florence BENEVENTI
Contact : Hassina KADRI - 04 77 81 15 35
hassina.kadri@en3s.fr
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Objectifs
Intervenant formateur
Consultant expert en communication interpersonnelle
Public
Médecins-conseils n'ayant jamais suivi ce stage (anciennement appelé « Perfectionnement des Patriciens-conseils) et possédant 3 années d'ancienneté effective en tant que Praticien-conseil
Programme :
Communication expressionnelle
Communication interactive
La communication dans l'univers oriente du travail
Modalités
Responsable de projets : Florence BENEVENTI
Contact : Hassina KADRI - 04 77 81 15 35
hassina.kadri@en3s.fr

Dans le cadre du cycle Actualité de la Protection Sociale, l'en3s en partenariat avec Sciences Po Paris a organisé le mardi 13 décembre 2011, une journée consacrée à la fusion projetée de la CSG et de l'impôt sur le revenu. Cette dernière a réuni plus de 80 personnes.
Dans un premier temps, Jean-Louis REY, de la Direction de la Sécurité Sociale, a rappelé les fondements de la mise en place de la CSG puis ses évolutions. Il a insisté sur le fait que la CSG est un prélèvement social cédulaire, individualisé et à assiette large. Sur la question de son incidence sur le mode de gouvernance, il souligne que la CSG a remis en cause la relation entre le Gouvernement et le Parlement mais qu'elle n'a pas modifié la relation État/partenaires sociaux.
Une fois cette base posée, Thomas PIKETTY, professeur à l'école d'économie de Paris et directeur d'études à l'EHESS a présenté sa proposition de réforme du financement de la protection sociale qui consiste à fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG. Il explique que l'impôt sur le revenu est très injuste et inefficace. Son taux théorique est parfois très élevé, mais il est rendu inefficace par les niches fiscales. Au final, il rapporte deux fois moins que la CSG, notamment parce que les revenus les plus hauts y échappent. La CSG, prélevée à la source, a une assiette large. C'est un impôt efficace dans son fonctionnement, mais non progressif. Il propose de créer un impôt unique qui aurait la progressivité de l'impôt sur le revenu et qui serait prélevé à la source comme la CSG. Pour lui, nous aurions un système plus simple et plus juste.
Ensuite, Rémi PELLET, professeur à l'université Lille 2 et à SciencesPo, a tout d'abord orienté son intervention sur le positionnement et le rôle des partenaires sociaux au moment de la mise en place de la CSG, puis il s'est prononcé en faveur d'une fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG. Sa conception de la démocratie sociale qui d'après lui ne doit pas forcément s'exprimer par la gestion des organismes de sécurité sociale mais par l'exercice d'un contre-pouvoir démocratique ont suscité de vives réactions de la salle et de Jean-Marie SPAETH, Président du GIP SPSI et ancien Président de la CNAMTS, CNAVTS et de l'en3s.
Ce dernier a clos la matinée en exprimant d'une part, les atouts d'une gouvernance des organismes de sécurité sociale par les partenaires sociaux et d'autre part, son opposition à la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG. Côté gouvernance, il a affirmé que « les syndicats étaient là pour défendre des intérêts d'un groupe professionnel, qu'ils avaient des valeurs et que ces dernières permettaient aux partenaires sociaux d'être les plus légitimes pour que l'intérêt collectif prenne le pas sur des intérêts individuels ». Sur la question du financement, la CSG est un prélèvement affecté à un risque. Ce ne sera plus le cas s'il y a fusion. Pour lui, « les mauvais impôts risquent de chasser les bons prélèvements » et la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG serait un « Big Bang de la Protection Sociale »
La table ronde de l'après-midi, animée par Yannick D'HAÈNE a permis de confronter les opinions sur le lien entre financement et gouvernance. Les participants : Valérie CORMAN, Directrice de la Protection sociale du MEDEF, Gérard GILMANT, Directeur de l'URSSAF de la Seine St Denis, Rémi Pellet et Michel RÉGEREAU, Président de la CNAMTS ont tour à tour exprimé leur vision. Au cours de cette séquence, Valérie CORMAN ne s'est pas réellement prononcée sur la question de la gouvernance mais a présenté le pacte social et fiscal de non compétitivité proposé par le MEDEF et qui consiste à mettre en place un schéma en double hélice : baisse des cotisations employeurs et salariés ayant en contrepartie une augmentation de la TVA.
Pour Michel RÉGEREAU, la question de la gouvernance est récurrente dans l'histoire de la protection sociale et garde tout son sens depuis 1945. Le vrai sujet est, pour lui, celui du lien avec la démocratie politique et par conséquent, le pouvoir d'action des partenaires sociaux quel que soit l'évolution du mode de financement. Gérard GILMANT n'a pas partagé ce point de vue. Selon lui, il existe des ressources propres seulement pour l'assurance vieillesse et les accidents du travail. Pour le reste, il est normal que l'Etat gère des prestations qui ont vocation à être financées par l'impôt (TVA, CSG, impôt sur le revenu…). Rémi PELLET a réaffirmé sa position de la matinée et a ouvert une nouvelle perspective pour la maladie avec une 3ème voie différente de l'étatisation ou de la gestion par les partenaires sociaux : le système d'agence. Il s'agirait de confier la gestion de la Santé à l'Assurance Maladie sur la base « le payeur doit être le décideur ». Le directeur de cette agence (l'Uncam ?) devrait être en mesure de gérer l'hôpital comme l'ambulatoire, le ministre n'ayant qu'une fonction réglementaire et de contrôle.

Le 6 décembre 2011
Dans le cadre des mardis de l'actualité sociale, l'en3s a organisé le mardi 06 décembre 2011, une journée consacrée au management par le sens. Dernier débat du cycle 2010/2011, ces conférences s'appuient systématiquement sur la parution d'un livre de la collection « profession cadre service public » dirigée par le recteur Alain BOUVIER, membre du Haut Conseil de l'éducation. Ce cycle permet de réunir au cours du même journée, des auteurs de l'ouvrage et des acteurs des organismes sociaux mettant en perspectives les concepts évoqués au cours de la matinée avec leur quotidien.
Le 6 décembre et devant une cinquantaine de participants, Yves CANNAC, Président du cercle de la Réforme de l'Etat et Jean-Yves HOCQUET, directeur du CLEISS ont successivement abordés les questions liées à la gouvernance (la responsabilité, les compétences, l'exemplarité et la notion de temps de l'action), la nécessité de diriger sans directives (expliquer, donner plus d'autonomie, développement de la coopération, faire confiance). Jean-René BRUNETIERE, ingénieur conseil des ponts, des eaux et des forêts, nous a fait réfléchir autour de la notion de valeurs et le sens différents qu'elles peuvent prendre en fonction des individus. Il nous a incités à « fédérer les imaginaires » et à donner du sens par l'action et non par le discours.
L'après-midi, la table ronde animée par Patricia COURTIAL, Directrice de la Formation Continue, a réuni Dominique GAREAU, directeur du RSI Languedoc Roussillon, Vincent RAVOUX, Directeur de l'URSSAF de Paris et Christophe BEAUDOIN, Directeur de la CAF du Puy en Velay.
Au travers de leurs expériences de dirigeants et d'exemples concrets tels que de la mise en place de l'ISU, de la régionalisation des Urssaf ou encore la gestion d'une CAF, ils ont su démontrer que manager par le sens est non seulement possible mais indispensable. Dans un univers perçu comme contraint, avec une nécessité de mener à bien les projets de leur branche, d'optimiser leur organisation, d'améliorer la qualité du service rendu aux usagers, ils ont mis en exergue le rôle du dirigeant. Ils ont souligné le besoin de communiquer, de rassurer, d'être exemplaire et de donner du sens à l'action.
Rendez-vous à Paris, le 27 mars 2012 pour échanger sur « le développement professionnel des cadres »


Le 24 novembre 2011, s'est tenu à Paris, le second « colloque EHESP & EN3S ». La journée consacrée à la « permanence des soins » a réuni de nombreux médecins, directeurs d'hôpitaux, d'Agence Régionale de Santé ou d'organismes de sécurité sociale. Après l'ouverture de la session par Claude BIGOT, directeur de l'en3s, les débats ont été animés par Roland OLLIVIER, Directeur de l'Institut du management de l'Ehesp.
Le colloque a permis d'alterner des apports théoriques grâce à Mme LEMAIRE de la DGOS, M. MACE sur les aspects démographiques et M. COPIN sur les aspects juridiques avec des expériences de terrain.
Les docteurs Roland RABEYRIN et Michel CHASSANG, respectivement, Vice-Président de MG France et Président de CSMF, nous ont fait part de leur vécu de médecin, de l'évolution de leur profession au regard de l'aide médicale d'urgence et de la permanence des soins.
Mme DE SAULLE, Directrice Générale de l'ARS Pays de Loire, M. JASPARD, directeur adjoint du CHU de Nantes et M. DUSQUENEL, médecin URPS de ce même territoire, ont illustré la nécessité d'une approche systémique, l'intérêt des outils existants depuis la loi HPST mais aussi le besoin de pragmatisme, de souplesse et d'écoute des différents partenaires pour imaginer et mettre en place des solutions adaptées aux besoins locaux.
Au final, les apports des intervenants et les échanges avec la salle ont permis de constater que si la permanence des soins est un des objectifs prioritaires des Agences Régionales de Santé. des améliorations sont à noter même si des difficultés subsistent. L'une des difficultés rencontrées est de gérer les différentes demandes et qui peuvent parfois divergées : celles des usagers, des professionnels de santé, des établissements de soins, du SMUR … Afin d'obtenir de meilleurs résultats, des leviers sont encore possible avec les pharmacies, les transports et la question de la réalisation d'actes techniques reste à régler.
Si le traitement de chaque situation en fonction du contexte local semble être la meilleure réponse, les participants ont convenu de la nécessité de disposer d'un cadre de fonctionnement qui évite les failles dans le système et permet de se prémunir de mise en cause de responsabilité en cas de problème.
Enfin, chacun s'est entendu pour dire que tout système doit être évalué et adapté en fonction des résultats obtenus.
Rendez-vous l'année prochaine au mois de novembre pour le 3ème colloque certainement consacré à la notion d'évaluation du système de santé et des soins (ambulatoire et hospitalier)
