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Le réseau des géomaticiens s’étoffe

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vendredi 8 novembre 2019, par annabelle.noir

« GIS » comme Geographic information system ou système d’information géographique (SIG). Les applications et explorateurs cartographiques sont devenus incontournables dans de nombreux domaines (aménagement du territoire, surveillance environnementale, etc.) et en particulier pour les collectivités comme instrument d’aide à la décision. La géomatique est la discipline regroupant outils et méthodes qui permettent de collecter, analyser et diffuser les données géographiques.
Créé en 2016 sous l’impulsion du gouvernement et de l’OPT, le Club géomatique réunit aujourd’hui 22 structures : institutions, associations et ONG, établissements publics et GIE, institut de formation et de recherche, mais aussi des sociétés privées. Sa raison d’être est d’animer un réseau technique d’acteurs et de favoriser les échanges et les collaborations.

Diversité des projets

En ouverture de la journée, Vamiu’a Muliava, membre du gouvernement en charge notamment de la transformation numérique, a salué le travail de ces femmes et de ces hommes : « Au-delà de la compréhension d’un système et de son évolution, ces outils permettent d’éclairer les politiques publiques et d’orienter les investissements de manière optimale, ce qui est essentiel en cette période de contraintes budgétaires. »
Damien Buisson, chef du service de la géomatique à la direction des Technologies et des services de l’information (DTSI) du gouvernement, et l’un des organisateurs du GIS Day, se félicite « qu’il y ait toujours autant de projets aussi diversifiés ». Ainsi, des outils variés ont été présentés en séance plénière et lors des ateliers de travail : surveillance des requins par drone et son application dédiée (Ville de Nouméa), base de données géographiques des exploitations agricoles et de leurs équipements (province Sud), explorateur cartographique, CAVAD-NC, qui recense les dispositifs d’aides aux victimes et d’accès au droit (gouvernement) ou encore un nouvel outil numérique pour le suivi des populations de moustiques (direction des Affaires sanitaires et sociales).
 

« Le partage de données permet d’optimiser les connaissances, mais aussi les budgets », a insisté Vaimu’a Muliava.

Mieux intégrer le secteur privé

« Cette année, des entreprises ont aussi eu des temps de parole pour présenter leurs projets, ajoute Damien Buisson. Le secteur privé fait partie de l’écosystème de la géomatique en Nouvelle-Calédonie et nous souhaitons l’intégrer davantage à ce rassemblement ouvert à tous les professionnels du secteur. »
Une volonté partagée par le membre du gouvernement : « Le stock d’informations n’a de sens que si les flux sont partagés par l’ensemble des acteurs privés et publics. L’objectif de ces rencontres est de poursuivre ces échanges et de capitaliser nos compétences d’innovation dans une démarche de performance au service des Calédoniens et pourquoi pas, de diffuser la "Caledonian Tech" au-delà de notre récif et de devenir une référence dans la région », souhaite Vaimu’a Muliava.

Les sociétés Insight, Imagis et Footprint disposaient également de stands pour présenter leurs projets.

 

Outil de référence

Premier sur le territoire à avoir mis en œuvre un portail d’information géographique –  Georep.nc – le gouvernement, à travers le service de la géomatique de la DTSI, joue le rôle de coordinateur du Club géomatique. Cette journée a également été l’occasion de présenter l’évolution technologique de cet outil de référence, cité jusqu’en Métropole, avec l’ouverture au public en septembre de la nouvelle plateforme de téléchargement des données issues des directions et services du gouvernement. À noter que le site Internet Georep.nc proposera prochainement l’ensemble des présentations des différentes interventions du GIS Day, ainsi que les vidéos de la séance plénière.

 


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