À l’heure des démarches « lourdes » de marque et de marketing territorial, le logo, cette « représentation graphique qui sert à identifier de manière unique et immédiate », garde toute sa force. Du 77 au 92, du 25 au 67, évolutions commentées…
Certains choisissent un changement en douceur. Et non une révolution…Tel fût le cas de la Seine et Marne qui en combinant deux démarches est récemment passée en douceur et sans bruit d'un logo très "années 80" à un plus « moderne » suite de la démarche de « griffe » dite « double 7 » débutée en 2005. Les deux ont cohabité pendant plusieurs années. « La commande de départ était de trouver le moyen de donner une cohérence à ce qui partait dans tous les sens, souligne Xavier de Fouchecour, directeur de l'agence créatrice de la « griffe ». Nous avons choisi de créer un signe qui avait une force identitaire » et qui puisse cohabiter avec un logo que les élus ne souhaitaient pas changer à l'époque. Et ce qui n'était pas un logo, pas vraiment une identité visuelle mais un signe qui identifie et distingue l'émetteur est devenu omniprésent et accepté par tous. « Nous avions un problème de cohérence graphique entre un logo ancien, et ce double 7 », explique Michel Baret , dir'com du Conseil général de Seine et Marne arrivé il y a 4 ans. L'ancien logo, très daté années 80 avec, comme c'était la règle à l'époque, un vrai clin d'œil aux éléments identitaires du territoire (le bleu pour l'eau, le vert pour l'arbre, la ligne d'une autoroute pour la communication, etc.) a cédé la place à un signe graphiquement fort intégrant le 77 adopté depuis des années. Un changement bien accepté, sans bruit d'accompagnement et sans communication à l'heure où, finances réduites aidant, les actions de communication n'ont pas bonne presse.
Ce choix d'un changement progressif est également celui du Doubs selon Christine Bresson la dir'com : « L'évolution du logo s'est faite en deux temps. Nous avons d'abord créé une nouvelle identité visuelle forte autour de codes graphiques bien spécifiques, tout en gardant l'ancien logo qui « s'effaçait » derrière une identité marquée différemment. En mars dernier, l'évolution du logo a été validée et son déploiement se fait en fonction des moyens financiers. Mais nous nous aperçus que notre identité était bien installée : à titre d'exemple, 53 % des visiteurs aux « Mots Doubs », notre plus grande manifestation annuelle, attribuaient celle-ci au conseil général. Et après 1 an d'existence de la nouvelle identité, déployée rigoureusement de façon cohérente sur tous nos supports de com' quelque soit le sujet, 77 % attribuent la manifestation au CG, ceci sans changement autre dans la campagne de communication autour de la manifestation. »

Logo « territoire » ou logo « institution » ?
« Le vrai débat, souligne Michel Baret, était sur la signature. Nous avons choisi d'intégrer « le département » et non le « conseil général ». toutes les études montrent que le mot « département » fait écho auprès des français, alors que « conseil général » reste incompréhensible. Et ce choix a été bien accepté malgré mes craintes ».
D'autres conseils généraux, institution la moins bien identifiée, ont fait un choix inverse. Leur signature intègre un élément commun « conseil général ». Ainsi le Doubs mais aussi le Bas-Rhin s'affirment fortement « conseil général ». La Gironde a choisi de mettre désormais « le territoire Gironde » en pôle position par rapport à l'Institution. Et les Hauts-de-Seine, derniers transformés, ont fait le choix d'abandonner (en même temps que sa disparition des plaques d'immatriculation) le « 92 », signature pourtant identifiée et identifiante, au profit de celle du territoire : « les Hauts de Seine ». Le débat logo « territoire » ou logo « institution » n'est donc pas tranché...
NB : pour les curieux et les passionnés, un site dédié à l'actualité des logos
Monsieur le Président de la République,
Vous venez d'accéder aux plus hautes fonctions politiques françaises. Le contexte national et mondial va immédiatement vous confronter à des dossiers tous plus importants et tous plus délicats. Il conviendra donc de définir les priorités et de savoir faire la part entre les mesures à décider dans l'instant et celles qui pourront attendre. L'ensemble va mobiliser, je l'imagine, toute votre pensée et toute votre énergie. C'est la moindre des choses. Sachant cela, j'ai hésité avant de rédiger cette lettre car son sujet risque fort, de prime abord, d'être considéré comme totalement accessoire, pour ne pas dire indécent. En effet, je voulais attirer votre attention sur la communication publique, particulièrement celles des collectivités territoriales.
Monsieur le Président, je tenais à vous faire part des attentes des professionnels de cette moderne forme de médiation sociale pour le mandat qui s'ouvre à vous. Durant ces cinq dernières années, les communicants publics ont souffert. Certes, le mot est peut-être un peu fort et peut sembler dérisoire face aux souffrances sociales et humaines que d'autres ont rencontrées dans leur chair ou dans leur vie quotidienne. Souvent fonctionnaires, les communicants publics n'ont pas eu, contrairement à d'autres, à connaître au cours du précédent mandat de grandes retombées négatives. Les décisions gouvernementales ne les ont pas touché directement, ou alors pas plus que d'autres secteurs de la fonction publique. Et je ne dis rien du secteur privé. Le sujet de cette lettre n'est donc pas à placer sur le plan des hommes et de leur carrière, mais bien sur le plan des valeurs et de l'exemplarité. Le sujet est de rappeler les propos d'Hannah Arendt qui écrivait que « le lieu de naissance de la politique est l'espace entre les hommes ». Et cet espace a été perverti.
En effet, le quinquennat qui s'achève a été marqué, entre autres choses, par des critiques multiples et répétées sur le style communicationnel de l'ancien Président et des membres de son gouvernement. Pour faire court et pour éviter d'instruire un procès devenu désormais inutile, ont été fustigées autant des déclarations déplacées, voire outrancières, que des attitudes ne marquant pas le respect de l'Autre que l'on était pourtant en droit d'attendre de la part de hauts personnages publics. En somme, a été maintes fois désignée une façon de communiquer qui a pu être considérée, par son intensité frôlant la frénésie, comme un véritable "poison" pour la politique. A la fois par ses excès et ses écarts ; à la fois pour son maniement comme palliatif à l'action ; à la fois en la transformant en écran de fumée venant masquer – ou tenter de faire oublier – des difficultés ponctuelles : une communication publique vue comme un leurre, une diversion de charlatan, un vulgaire cache misère en quelque sorte. Et je ferai l'impasse sur les attaques, toutes aussi récurrentes, quant aux budgets engagés pour des dépenses diverses ou des sondages.
Puis, malgré elle, la communication des collectivités a été englobée dans cette stigmatisation de la communication gouvernementale. Si, par la proximité et les liens humains, comme par le fait que la réalité des actions locales peut se vérifier directement sur le terrain, les Français ont souvent offert aux élus locaux de bons scores de confiance, pour autant, la lancinante critique visant la communication dite "politique" a, petit à petit, amener chacun à douter. Et même de la parole d'élus locaux connus et reconnus. La nécessaire veille citoyenne s'est amplifiée et a recouvert également les actions territoriales, après s'être d'abord mise en œuvre pour garder distance et regard critique vis-à-vis des actions nationales. La prudence est devenue suspicion et celle-ci a gagné le secteur des collectivités territoriales. Et tous les professionnels qui y travaillent ont ressenti qu'à chaque nouvelle attaque contre la communication gouvernementale, une exaspération grandissante se faisait jour vis-à-vis des actions qu'ils menaient, donc vis-à-vis des institutions locales, donc vis-à-vis des femmes et des hommes qui les animent. Un mécanisme de rangement de l'ensemble dans un même panier s'est enclenché, au nom sans doute d'une perception de toutes formes de communication publique comme autant de signes de la perversion de la démocratie.
Monsieur le Président, mon propos n'est pas de plaider pour la reconnaissance des communicants eux-mêmes, fussent-ils publics. Leurs blessures narcissiques ne sont pas le sujet et, une fois de plus, elles seraient bien dérisoires au regard d'autres blessures plus sociales. Par contre, mon propos est bien d'attirer votre attention sur la nécessité absolue de donner à la démocratie les moyens de retrouver un fonctionnement limpide, fluide et irréprochable. Parmi ces moyens, la communication publique n'est pas le moindre, pour cinq raisons au moins.
Premièrement, toute communication peut être considérée comme symbolique de la manière dont on considère l'Autre. Selon que l'on pense que les personnes à qui l'on s'adresse sont douées de capacités de réflexion ou qu'elles sont, au contraire, incapables de saisir les sujets évoqués ou peu dignes d'attention, la forme et le fond des communications seront très sensiblement différents. La communication, publique s'entend, ne doit-elle pas faire sien le postulat que l'intelligence collective existe et que sa mobilisation est nécessaire ? La communication publique n'est pas un instrument de jugement, elle est d'abord un instrument de facilitation de l'expression, de l'écoute et de la considération des autres.
Deuxièmement, aux antipodes de la propagande, la communication publique moderne est d'abord à envisager comme la condition pour que la médiation fonctionne entre élus locaux, collectivités et citoyens. La communication publique n'est pas – ne doit plus être – un simple recueil de recettes qui mélange allégrement techniques de réclame, de manipulation, de détournement d'attention ou d'endormissement des consciences. La communication n'est pas l'ingénierie du consentement ou de la diversion, mais bien celle de la participation.
Troisièmement, si le monde est surchargé d'informations, celles-ci ne sont pas, pour autant, toujours claires quant à leur sens. Ainsi, la communication publique est-elle aussi l'instrument indispensable de l'éducation à la citoyenneté. Ayant d'abord en tête une mission pédagogique face à la complexité du monde, elle est là pour expliquer. Elle est là pour redonner le sens de l'action publique, le sens de l'intérêt général. La communication publique n'est pas au service des carrières individuelles, mais bien au service de la réhabilitation du politique et des politiques.
Quatrièmement, tournée vers la fédération autour d'objectifs communs, la communication publique est là pour construire du collectif. En ce sens, c'est une arme de construction massive. Elle peut donner corps à une conscience collective, par essence supérieure à la simple somme des consciences individuelles qui la compose. La communication n'est pas à utiliser pour diviser, scinder ou cliver, elle est à utiliser pour bâtir collectivement, en se fondant sur ce qui pourra rassembler.
Cinquièmement, si nos territoires ont besoin du talent d'ingénieurs ou d'urbanistes pour penser leur aménagement, pour dessiner leurs infrastructures, leurs voies de communication, leur équilibre, ils ont également besoin d'autres talents qui viendront dessiner, eux, les voies des relations, les chemins des rapports humains, entre collectivités – et leurs représentants – et habitants. Nos villes, nos territoires, ne sont pas que de pierres, de briques ou que de réseaux matériels. Ils sont aussi faits d'échanges immatériels, qui ont eux aussi besoin de circuits de diffusion et de lieux de rencontre. La communication publique n'est pas un simple outil promotionnel d'intentions ou d'actions, c'est avant tout ce qui peut permettre de créer, d'animer et de réguler les réseaux d'échanges indispensables à toute vie collective responsable.
Monsieur le Président, pour toutes ces raisons, et parce que, une fois de plus, les cinq années écoulées ont jeté plus que de raison le discrédit sur ce qui est pourtant une réelle mission de service public, communication gouvernementale et communication locale sont liées. La perception que chacun aura de votre communication aura des répercutions sur celle de la communication publique locale. La manière dont vous-même et votre gouvernement allez communiquer, le modèle qui sera proposé de suivre dans les administrations parisiennes ou décentralisées, les rapports qui seront établis avec médias et journalistes, l'attention qui sera visiblement portée à l'écoute et au dialogue, voici autant d'éléments qui contribueront, ou non, à redonner à la communication publique la place qui doit être la sienne au sein de notre démocratie. Vous allez dessiner de nouveaux rapports humains. Vous allez montrer comment, désormais, femmes et hommes publics auront à considérer les autres. Vous allez fixer les références. Vous allez, même malgré vous, être l'exemple.
Ainsi, Monsieur le Président, mon objectif n'est pas, loin s'en faut, de vous pousser à légiférer. Mon objectif est uniquement de vous alerter sur l'attente que je peux avoir, avec nombre de mes homologues, pour que l'exemplarité vienne bien d'en haut. J'allais dire qu'elle vienne "normalement", mais pour éviter une mauvaise interprétation par quelques esprits chagrins, je dirais juste que cette exemplarité vienne "enfin" d'en haut. J'ai pu écrire à d'autres occasions que la mission de la communication publique serait de ne plus réduire le champ du possible à ce que le monde a été, mais d'amener à considérer ce qu'il pourrait être, principalement dans ce qu'il a de meilleur. Et dans ce qu'il a toujours eu de meilleur, il y a les Hommes et l'idée que l'on se fait quant aux relations à établir avec eux. Côté secteur public, il y a beaucoup à réparer, mais j'ai cru comprendre que vous en étiez particulièrement conscient.
Marc Thébault
PS : Je n'aurai sans doute jamais osé écrire la même chose, aussi directement, à votre prédécesseur. Mon audace est sans aucun doute à mettre sur le compte d'un changement ressenti comme déjà en marche.
Seulement 51 % des Français déclarent avoir une bonne opinion du logement social. Le baromètre de l’Union sociale pour l’habitat (USH) révèle l’altération de l’image du logement social auprès du grand public. En cette période de crise économique, où le logement social peut apparaître comme un marqueur de déclassement, cette détérioration se focalise sur la qualité des logements, leur localisation et leurs conditions d’attribution.
Dans le contexte de la période électorale, la deuxième vague du baromètre de l’image du logement social de l’USH, effectuée en avril dernier par TNS Sofres, fait apparaître des résultats souvent plus clivés politiquement et une certaine altération de l’image des Hlm. Les Français restent attachés aux fondamentaux du logement social, qui constitue toujours un filet de sécurité indispensable, mais ils expriment de nombreuses attentes à l’égard du logement social et des organismes Hlm.
Selon la note de synthèse de cette étude, 51 % des Français déclarent avoir une bonne image du logement social contre 48 % qui en ont une mauvaise.
Au cœur de cette image, les fonctions sociales et protectrices des Hlm sont toujours autant reconnues par les Français qui, dans leur quasi-totalité, considèrent le logement social comme un filet de sécurité nécessaire et indispensable. 90 % des Français continuent ainsi de juger les Hlm indispensables et une proportion similaire (87 %) estime qu’ils permettent de se loger à un prix abordable. Enfin 86 % jugent qu’ils sont une solution vers laquelle se tourner en cas de difficulté et 74 % qu’il s’agit de lieux de vie comme les autres. Sur ces différents points, les opinions sont stables par rapport à l’an dernier, voire se renforcent notamment chez les premiers concernés, les locataires Hlm.
Les Hlm restent donc un symbole fort du modèle social à même d’assurer effectivement ou potentiellement un gage de sécurité aux Français. Ils ne sont pas perçus comme réservés uniquement à certaines parties de la population : 47 % des Français estiment que les logements sociaux sont actuellement attribués à de larges catégories sociales (une opinion qui progresse par rapport à l’an dernier, + 3 points) contre 36 % pour qui ils le sont aux personnes à revenus modestes et 14 % uniquement aux plus démunis.
À noter que l’on observe, comme l’an dernier, une différence assez forte entre l’image que les Français se font des Hlm, majoritairement bonne, et celle qu’ils imputent aux Français, qui est, elle, très largement négative. 81 % des répondants pensent en effet que les Français ont une mauvaise image des Hlm.
Une altération de l’image des Hlm qui touche de manière différente les Français
Toutefois, malgré ce socle d’image qui reste stable, on note une altération de l’image du logement social auprès du grand public : si 51 % des Français ont une bonne image de celui-ci, ils étaient 58 % l’an dernier, soit une baisse de 7 points.
Chez les locataires Hlm, la dégradation de l’image du logement social est également nette même si deux tiers d’entre eux (67 %) continuent d’en avoir une bonne image, soit une baisse de 8 points par rapport à 2011.
Cette détérioration de l’image des Hlm ne touche toutefois pas uniformément tous les Français et semble donc être le fruit conjugué de deux mouvements :
Cette détérioration de l’image des Hlm se focalise sur la qualité des logements, leur localisation et leurs conditions d’attribution.
Dans le détail, le logement social continue de bénéficier d’une image majoritairement positive sur quatre éléments. Plus de la moitié des Français jugent en effet que la situation des Hlm est bonne concernant la taille des logements (67 %), leur loyer (63 %), leur confort (61 %) et leur localisation (57 %).
Sur quatre domaines, les opinions sont davantage partagées : la moitié environ des Français jugent la situation des Hlm mauvaise en matière de voisinage (47 %), de qualité architecturale (53 %), de propreté (54 %) et de consommation d’énergie (48 %).
Enfin, sur trois éléments la situation des Hlm est jugée mauvaise par une nette majorité des Français : il s’agit de la sécurité (61 % d’opinions négatives), des conditions d’attribution (59 %) et de l’insonorisation (69 %).
Corollaire de la dégradation de l’image globale du logement social, les opinions négatives sur ces différents éléments augmentent par rapport à l’an dernier et notamment :
Ces évolutions dans les opinions du grand public témoignent toutefois moins d’une expérience vécue de la situation des Hlm et d’une dégradation objective de celle-ci, que d’une projection négative sur le logement social qui, dans un contexte de forte crainte de déclassement social, agit comme un repoussoir.
Parallèlement, on observe chez les locataires Hlm une crispation plus forte sur le loyer. S’ils sont encore 66 % à estimer que la situation des Hlm concernant le loyer est bonne, les mauvaises opinions progressent de 9 points à 32 %, une augmentation qui reflète les fortes préoccupations liées au pouvoir d’achat dans un contexte où, on l’a vu, les dépenses liées au logement augmentent.
Avec un film décalé réalisé par Jan Kounen et un jeu participatif sur internet impliquant à la fois habitants et personnes extérieures, le Conseil général des Ardennes veut « déclencher le coup de cœur » pour son département. Sa nouvelle campagne multicanal nationale lancée le 2 mai met en avant les valeurs humaines de ses habitants pour promouvoir le territoire.
Après « Woinic contre-attaque » en 2011, le Conseil général des Ardennes continue de miser sur l’originalité, l’humour et le ludique pour faire connaître le département et créer du lien avec ses habitants. Pour sa nouvelle campagne intitulée « Ayez le coup de Coeur », l'institution a fait appel au réalisateur Jan Kounen – un habitué du département présent chaque année au festival Chimeria de Sedan - pour illustrer de manière décalée un atout du territoire : l’accueil chaleureux de ses habitants. Le résultat : une fable onirique et fantaisiste, qui raconte la prise de contact d’un parisien avec les Ardennes et la création d’un lien entre les deux. Un film composé d'une seule scène qui a pou objectif de valoriser la proximité humaine et géographique des Ardennes auprès des franciliens. Tourné en une journée, le spot de 25 secondes représente le principal poste budgétaire de la campagne avec un coût de 150 000 euros pour la réalisation et la programmation télé (budget total de la campagne : 200 000 euros)
Diffusé du 2 et 9 mai sur France 2 et France 3 sous forme d’annonce, il avait déjà fait un peu parler de lui avant même sa sortie. Retoqué par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) à cause d’un véhicule garé sur un espace naturel (cf article L.362-4 du code de l’environnement), le film a du être modifié pour faire apparaître une place de stationnement bien identifiable ! Un problème qui ne s’est pas posé pour le clip vidéo de 42 secondes diffusée sur Internet !
Le spot publicitaire permet de générer du trafic vers le deuxième élément fort de la campagne : un jeu participatif sur internet. Disponible sur un site dédié et sur une page facebook spécifique, il permet à 10 familles extérieures aux départements et à dix familles d’Ardennais de gagner des séjours dans le département. Pour l’emporter, elles doivent rassembler le plus grand nombre de coup de cœur sur le site internet du jeu. Les votants peuvent également gagner des séjours et des allers- retours Paris-Charleville-Mézières en TGV. Pour que les familles gagnantes venues d’ailleurs fassent réellement l’expérience de l’accueil à l’ardennaise, elles profiteront de leur séjour au même moment que les familles ardennaises gagnantes. Car si l’opération vise les franciliens, elle permet aussi d’impliquer en interne les habitants pour qu’ils parlent du jeu et de leur département autour d’eux. Une façon ludique de faire d’eux des « ambassadeurs » du territoire.
Le jeu ouvert jusqu’au 22 juin est relayé par une campagne multicanal : affichage 4x3, radio, annonces presse et sur le web, e-mailing et réseaux sociaux. En relance en cours de campagne, le jeu sera également décliné en application Facebook.
Les plages d'Afrique du Sud illustrent l'attrait touristique de la France, le vignoble californien valorise la Picardie, des figurants américains sur le matériel de campagne de candidats... et la mer Egée comme fond d’affiche électorale. Attention à l’usage des banques d’images.
En mars, 460 affiches grand format ont été déployées dans les stations de métro de la capitale londonienne pour inciter les Britanniques à traverser la Manche durant les Jeux Olympiques. Une campagne qui a coûté 716 000 euros lancée par l'Agence de développement touristique de la France. Mais une erreur a fait le buzz : pour illustrer les plages françaises, ce sont des photos d'Afrique du Sud qui ont été choisies.
L'image de la plage de Llandudno, près du Cap, est utilisée à deux reprises dans la campagne pour illustrer les côtes du Nord de la France, puis avec un angle différent pour l'affiche consacrée aux plages méditerranéennes.
Explication donnée par l'Agence de promotion du tourisme en France : « ces images ont été utilisées par erreur : c'est la banque d'images que nous utilisons qui a mal identifié ces photos.».
Autres exemples
Début février, une campagne d'affichage du Comité régional du tourisme fait la promotion de la Picardie au moyen d'une photographie de vignes californiennes. L'information se propage sur les réseaux sociaux et les critiques fusent. La région doit réagir très vite, principalement sur Twitter. L'info fait toutefois le tour des médias. Après l'article du Courrier Picard, elle est relayée dans le Figaro, L'Express, France TV, Europe 1 etc. On parle de « campagne publicitaire qui défie les lois de la géographie », de « tromperie », de « plantage » ou encore d' « erreur ».
La campagne présidentielle n'a pas été exempte d'utilisations inappropriées de photos de banques d'images.
Le site dédié à François Hollande en Isère proposait dans sa page d'accueil, un photo-montage avec, au premier plan, le candidat, et, au second plan, un groupe de jeunes provenant d'un site évangéliste américain.
La photo d'un fond d'écran du site de François Bayrou représentait des américains et avait été achetée à un organisme anglo-saxon par celui qui prône d'acheter français.
Sur son affiche de campagne, Nicolas Sarkozy apparaît devant un fond marin, sous un ciel bleu azur. Mais le cliché, acheté à une banque d'images, a été pris en Grèce ! La photographie, nommée « Greece, Clouds over Aegean Sea », provient d'une banque d'image américaine où on retrouve la photo originale.
Pour la communication publique comme pour la communication politique, la vigilance s'impose. Que ce soit pour le net ou pour une publication papier (affiche, plaquette, publicité...), l'utilisation d'une image nécessite des autorisations d'exploitation explicites. Et pour choisir son image il faut veiller à ce qu'elle soit accompagnée d'une fiche avec les informations pertinentes comme le nom du créateur, l'année de création, la localisation exacte du cliché, le support, le matériel utilisé, le titre de l’œuvre, etc.
La préparation de la commémoration du centenaire de la guerre 14-18 est lancée. Une Mission du centenaire de la 1ère Guerre mondiale vient d’être créée en coordination avec les collectivités territoriales.
Le programme de commémoration devrait concentrer l’action de l’Etat sur les années 2014 et 2018 et il sera proposé dans l’intervalle aux collectivités territoriales et aux partenaires étrangers un cycle de commémorations décentralisées qui marquera les grandes étapes de la première guerre mondiale sur le territoire national.
En 2014, l’Etat devrait conduire un programme commémoratif organisé autour de six grands rendez-vous nationaux et internationaux. Ce programme insistera sur la transmission pédagogique de la mémoire de la Grande Guerre, le développement culturel et scientifique et le tourisme de mémoire.
Le centenaire de la guerre 14-18 sera commémoré dans le monde entier et sur l’ensemble du territoire national, durant plus de quatre années. Pour assurer, avec le concours de la société civile et des collectivités territoriales, la conception et la mise en œuvre du programme commémoratif de la première guerre mondiale, un groupement d’intérêt public, la « Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale – 1914-2014 » vient de créer.
Les grandes orientations de cette commémoration ont donné lieu au rapport « Commémorer la Grande Guerre (2014-2020) : propositions pour un centenaire international » , de novembre 2011.
L’association des communicants publics de Wallonie-Bruxelles a organisé une journée de réflexion autour de la communication de crise avec un focus sur l’utilisation des médias sociaux dans ce contexte.
Depuis 2009, l'association des communicants publics de Wallonie-Bruxelles (ASBL), association sœur de Cap’Com, organise des journées de réflexion en partenariat avec le groupe Rossel et le Cercle de Wallonie. Ces Rencontres ont lieu au rythme de 4 par an. Elles sont l’occasion d’aborder des thèmes qui touchent au quotidien des communicateurs publiques, avec l’intervention de spécialistes, des workshops et des débats.
La rencontre du 23 mars dernier portait sur le thème « Communiquer en temps de crise ». La journée s’est notamment appuyée sur la note stratégique « Utilisation des médias sociaux dans la communication de crise », rédigé par des collègues néerlandophones, suite à la catastrophe du Pukkelpop de l’été 2011 (tempête meurtrière qui a coûté la vie à cinq personnes au festival de rock Pukkelpop - Belgique)
La prochaine rencontre de l’ASBL se déroulera en juin,sur le thème « Institutions, le mode d'emploi ».
D’ici la fin de l’année, le Président Hollande devrait engager un nouvel acte de décentralisation, réformer la fiscalité locale, limiter le cumul des mandats, modifier les modes de scrutin locaux...
Ces projets vont demander des accompagnements en communication publique et conduire à des évolutions de la communication territoriale. De nouveaux défis pour les communicants publics, avec Cap’Com à leurs côtés.
Dans la continuité du thème du Forum Cap'Com 2011, les Cahiers de Communication publique se penchent sur la question du crédit - et du discrédit - de la parole institutionnelle des organisations publiques.
Parmi les auteurs de ce numéro des Cahiers remarquons Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, président d'un cabinet spécialisé dans le conseil et l'accompagnement social. Notons aussi les articles de Dominique Wolton et Eric Giuily qui étaient intervenus dans le cadre du dernier Forum Cap'Com dont le thème était « Communication publique : le contrat de confiance ».
On l’a dit et redit ici et ailleurs : l’avenir d’internet est au mobile. Il sonne donc comme une évidence que les utilisateurs de smartphones vont de plus en plus être en demande de géolocalisation. C’est vrai en France aussi, mais bien dans la tradition française : au service de l’utilisateur, pas des tiers ou d’un éventuel big brother.
Ça donne à multiplier les services en situation
Faut-il en rire ? : « Plus étonnant encore, l'étude confronte les utilisateurs web classique aux utilisateurs mobiles, le résultat est sans appel… les mobinautes présentent beaucoup plus d'intérêt pour les offres géolocalisées. »
Cette analyse de l'observatoire de l'internet mobile de SFR réalisée en 2011 par un blog spécialisé en publicités mobiles est loin d'être une révélation. Même si chez soi, on est intéressé par ce qui se passe autour, il apparaît comme une évidence pourtant que la sensibilité aux informations alentour est plus importante quand on change de lieu. On se met en mouvement, on ne sait plus forcément où on est, ce qui nous entoure, on va vers une nouvelle réalité, une nouvelle offre, et on s'appuie pour cela sur la base de données qu'on a dans la poche. Hier un guide papier, aujourd'hui internet.
Pour TNS Media qui a réalisé l'étude Mobile Life à partir de 48 000 interviews dans 48 pays, les services de géolocalisation ont de l'avenir car 60 % de ceux qui n'utilisent pas encore ces services souhaiteraient y avoir désormais recours, chiffre qui monte à 64 % en France. Les Français équipés les utilisent déjà à 31 % (19 %au niveau mondial), avec en 1er lieu l'utilisation des cartes avec GPS (42 %), puis la localisation de restaurants et lieux de sortie (30 %) ou des points d'intérêt à proximité (29%). 20 % l'utilisent aussi pour trouver des horaires de transports publics.
On imagine sans trop se creuser la tête comment les collectivités peuvent tirer parti de cette attente, en convertissant notamment tous les itinéraires touristiques, les bornes explicatives, ou en renseignant les centaines de lieux aux destinations les plus diverses qu'elles proposent au public.
Au delà de la fonction GPS ou en complément, la montée en puissance du mobile sans contact (NFC) doit, dans le domaine, permettre de pousser plus loin les expériences qui se multiplient avec les QR codes.
Ceci dit, attention à la géolocalisation dépendance ! Quiconque a noté une adresse sur son smartphone et compte sur son GPS intégré pour savoir comment y aller… se trouve bien embêté quand batterie et/ou signal l'ont quitté…
Mais si attente il y a, elle reste bien ciblée. L'usage type des Français est celui qu'ils ont choisi volontairement et actionné, pas celui qui s'impose à eux ou leur prend du temps.
Ça donne à lever le pied sur le repérage
Les mêmes Français sont frileux par rapport à la publicité mobile : 8 % seulement la trouvent intéressante dans la mesure où elle leur propose une offre utilisable à proximité (contre 21 % au niveau mondial). Non au harcèlement commercial... sauf si la marque a déjà été repérée et acceptée en amont par l'utilisateur.
Car en France, on n'aime pas être repéré, être fliqué, faire de rapports ou rentre de comptes. Même les célébrités mettent des lunettes noires pour ne pas être reconnues (ou exceptionnellement pour l'être dans certains cas) ! On aime sa petite liberté, sa marge d'autonomie. Bref, le « French flair ». Et ça se vérifie ailleurs que dans le rugby. Force est de constater que les applications où on se signale géographiquement peinent à véritablement émerger dans notre pays. Foursquare par exemple, annoncé comme le grand succès de 2012, émerge lentement. Ainsi, seulement 7 % des utilisateurs de réseaux sociaux français partagent leur localisation par l'intermédiaire de ce type de plateformes contre 13 % au niveau mondial. Et cette moyenne cache de fortes disparités qui ont leur légitimité.
39 % des latino-américains qui utilisent des services de géolocalisation le font pour trouver des amis à proximité, alors qu'il est de 9 % à peine en Amérique du Nord et 15 % en France. Parce que le rapport à la rencontre est moins formel dans ces pays sans doute.
Pourtant, la sensation d'être surveillé viendra sans doute moins des applications que des proches. Garmin a lancé récemment à un prix grand public (moins de 100 euros) une balise très discrète qui peut être placée aisément dans un sac, une voiture, une poche... et qui signale la position de la cible sur un ordinateur... ou un smartphone. De mouchard, le mobile passe au statut d'outil de surveillance. C'est bien sûr conseillé pour des personnes fragiles qui seraient potentiellement désorientées… mais on imagine que des conjoints jaloux y verront d'autres potentialités.
Finalement, la technique change, mais même dans une globalisation rampante des comportements, la culture et les réflexes restent… un peu plus longtemps.