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Réfugiés espagnols à Rennes

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samedi 9 février 2019, par Stephanus

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[[Fichier:Arriv%C3%A9e_de_r%C3%A9fugi%C3%A9s_espagnols.png|350px|left|thumb|Afflux de réfugiés en avril 1938]]
 
[[Fichier:Arriv%C3%A9e_de_r%C3%A9fugi%C3%A9s_espagnols.png|350px|left|thumb|Afflux de réfugiés en avril 1938]]
[[Fichier:Surveillance_des_espagnols.png|800px|right|thumb|''Ouest-Eclair'' 13.03.1939]]
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[[Fichier:Surveillance_des_espagnols.png|700px|right|thumb|''Ouest-Eclair'' 13.03.1939]]
  
 
En avril 1938 c’est un nouvel afflux, essentiellement des femmes et des enfants descendant en gare de Rennes, qu’on loge au camp de Verdun, route de Redon : 318 le 14 avril, 267 le 16 avril – dont 64 enfants. les membres de la famille Lopez (célèbres marchands de glaces à Rennes) [[Souvenirs du parc du Thabor]] se mirent à la disposition de l'accueil pour servir d'interprètes. Le 24 avril on en est au quatrième convoi. Le 25 avril ils y sont 816 dont une trentaine souhaitent regagner leur patrie. Emile Drouillas [[rue Emile Drouillas]] qui  soutenait les "Brigadistes" français organise le "Secours rouge" pour venir en aide aux réfugiés espagnols en ajoutant à l' accueil un soutien financier recueilli lors de nombreuses fêtes. C'est aussi le cas du docteur Gaston Tannou [[Crèche et Ecole Maternelle Docteur Gaston Tannou]]
 
En avril 1938 c’est un nouvel afflux, essentiellement des femmes et des enfants descendant en gare de Rennes, qu’on loge au camp de Verdun, route de Redon : 318 le 14 avril, 267 le 16 avril – dont 64 enfants. les membres de la famille Lopez (célèbres marchands de glaces à Rennes) [[Souvenirs du parc du Thabor]] se mirent à la disposition de l'accueil pour servir d'interprètes. Le 24 avril on en est au quatrième convoi. Le 25 avril ils y sont 816 dont une trentaine souhaitent regagner leur patrie. Emile Drouillas [[rue Emile Drouillas]] qui  soutenait les "Brigadistes" français organise le "Secours rouge" pour venir en aide aux réfugiés espagnols en ajoutant à l' accueil un soutien financier recueilli lors de nombreuses fêtes. C'est aussi le cas du docteur Gaston Tannou [[Crèche et Ecole Maternelle Docteur Gaston Tannou]]
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Mais à Rennes, en septembre 1939,  la guerre déclarée, ce sont d’autres réfugiés qui arrivent,  des gens du Nord craignant une attaque allemande et la radio nationale se replie sur Rennes [[Mai-juin 1940, l'afflux des réfugiés à Rennes]]  et on constate, le 24 septembre, le départ de 1400 réfugiés espagnols  par train spécial à destination de Perpignan, où d’autres camps les attendent.
 
Mais à Rennes, en septembre 1939,  la guerre déclarée, ce sont d’autres réfugiés qui arrivent,  des gens du Nord craignant une attaque allemande et la radio nationale se replie sur Rennes [[Mai-juin 1940, l'afflux des réfugiés à Rennes]]  et on constate, le 24 septembre, le départ de 1400 réfugiés espagnols  par train spécial à destination de Perpignan, où d’autres camps les attendent.
  
Pendant la guerre, des réfugiés espagnols resteront en Bretagne.  Les ouvriers spécialisés espagnols sont triés sur le volet dans les  camps pour servir de main d’œuvre de remplacement (plus d’une centaine à l’arsenal de Rennes comme bourreliers et cordonniers, bien payés, qui firent venir femmes et enfants ; d’autres sont placés chez des particuliers, d’autres encore construisent l'extension de l' aérodrome de Rennes Saint Jacques  ou sont dans les Travaux publics. On compte aussi 170 travailleurs libres à Rennes en 1939.. De plus, avec la victoire finale du franquisme en Espagne, 567 personnes (1939) refusent de partir. Et, à partir de février 1940, les Espagnols deviennent des réfugiés politiques et non plus de simples étrangers.  Pour rester, il  leur faut travailler et une commission française est créée pour constituer les compagnies de travailleurs (200 à Rennes en 1939) car la grande majorité des réfugiés sont des manuels, ouvriers, artisans et agriculteurs. Certains, forts d'une expérience acquise dans leur pays, s'engageront dans la résistance, parfois jusqu'à donner leur vie, tels ceux qui se trouvèrent aux côtés  en [[ Juin 1944 : des Rennais otages, fusillés, assassinés]].  La Gestapo fit des rafles :au 91 boulevard Jacques Cartier, rue de Saint Malo, autour de la place Sainte-Anne et au café Susana) et 65 Espagnols  auront été déportés de Bretagne  vers les sinistres camps nazis. ''La vie des émigrés espagnols de 1937 à 1960 en Ille-et-Vilaine''.  I. Guépin Observatoire des Migrations en Bretagne.ODRIS  
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Pendant la guerre, des réfugiés espagnols resteront en Bretagne.  Les ouvriers spécialisés espagnols sont triés sur le volet dans les  camps pour servir de main d’œuvre de remplacement (plus d’une centaine à l’arsenal de Rennes comme bourreliers et cordonniers, bien payés, qui firent venir femmes et enfants ; d’autres sont placés chez des particuliers, d’autres encore construisent l'extension de l' aérodrome de Rennes Saint Jacques  ou sont dans les Travaux publics. On compte aussi 170 travailleurs libres à Rennes en 1939.. De plus, avec la victoire finale du franquisme en Espagne, 567 personnes (1939) refusent de partir. Et, à partir de février 1940, les Espagnols deviennent des réfugiés politiques et non plus de simples étrangers.  Pour rester, il  leur faut travailler et une commission française est créée pour constituer les compagnies de travailleurs (200 à Rennes en 1939) car la grande majorité des réfugiés sont des manuels, ouvriers, artisans et agriculteurs. Certains, forts d'une expérience acquise dans leur pays, s'engageront dans la résistance, parfois jusqu'à donner leur vie, tels ceux qui se trouvèrent aux côtés  en [[ Juin 1944 : des Rennais otages, fusillés, assassinés]].  La Gestapo fit des rafles :au 91 [[boulevard Jacques Cartier]],[[ rue Saint-Malo]], autour de la [[place Sainte-Anne]] et au café Susana. 85 Espagnols  auront été déportés de Bretagne  vers les sinistres camps nazis. ''La vie des émigrés espagnols de 1937 à 1960 en Ille-et-Vilaine''.  I. Guépin Observatoire des Migrations en Bretagne.ODRIS  
 
===références===
 
===références===

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