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ANJ

Autorité nationale des jeux (ANJ)
Tél : 01 57 13 13 00
99 rue Leblanc
75015 Paris

http://www.anj.fr/

  • Le médiateur des jeux d’argent publie son premier rapport d’activité

    1er avril, par admin
    Le médiateur des jeux d’argent publie son premier rapport d’activitéadmin jeu 01/04/2021 - 09:05

    Le médiateur des jeux, qui a démarré son activité en septembre 2019, a reçu 1420 demandes adressées sur le site mediateurdesjeux.fr. Elles portent principalement sur des difficultés rencontrées par les joueurs de paris sportifs concernant des résultats ou des annulations de paris, des offres de bienvenue ou des limitation des mises.

    La médiation des jeux d'argent

     

    La médiation des jeux a pour objectif de favoriser le règlement amiable des litiges qui peuvent survenir entre les joueurs et les opérateurs de jeux ou paris agréés par l’ANJ ou titulaire de droits exclusifs (Française des jeux et PMU).

    Indépendant et impartial, le médiateur des jeux, Denys Millet, magistrat honoraire, est à l’écoute des consommateurs et est chargé de rapprocher les points de vue pour ouvrir la voie à une solution amiable. La médiation permet d’éviter de recourir à un tribunal, dont la saisine demeure possible.

    Avant de saisir le médiateur, les personnes doivent au préalable s’adresser par écrit à l’opérateur. En fonction de la réponse obtenue ou en l’absence de réponse de l’opérateur dans un délai de 20 jours, elles peuvent ensuite saisir le médiateur.

    A tout moment, les parties peuvent se retirer du processus de médiation.

    La proposition du médiateur n’a pas d’effet contraignant, chaque partie étant libre d’accepter ou de refuser la solution retenue par le médiateur.

    La participation à la médiation n’exclut pas la possibilité d’un recours devant une juridiction.

    Les étapes de la médiation

    1ère étape : l’instruction de la demande (659 demandes recevables)

     

    A réception de la demande, le service de la médiation :

    • adresse une notification de la recevabilité de sa demande au joueur. Si le dossier le nécessite, des compléments d’information ou des précisions sur l’objet exact de sa demande sont demandés au joueur ;
    • informe l’opérateur concerné, lui expose la demande du joueur et sollicite ses observations sur le traitement de cette demande et le motif fondant sa décision. L’opérateur est invité à répondre à la demande de médiation dans un délai de 20 jours 

     

    2ème étape : la clôture de la médiation (530 demandes clôturées) dans un délai moyen de 62 jours

    Le médiateur émet une proposition dans une lettre de clôture qu’il adresse au joueur et à l’opérateur.

    Cette proposition est justifiée en droit et en équité. Le médiateur demande à chacune des parties de lui faire connaitre dans un délai de 20 jours si elle accepte, ou non, la proposition faite.

    Les principaux chiffres

     

    • Le service de médiation a reçu 1420 demandes entre septembre 2019 et fin 2020
    • Les paris sportifs représentent la grande majorité des demandes de médiation (82%)
    • Le nombre demandes déclarées irrecevables s’élève au total à 761 et celui des demandes recevables à 659
    • L’absence de réclamation écrite préalable auprès des opérateurs constitue le principal motif d’irrecevabilité (80%)
    • 530 dossiers ont été clôturés par le médiateur
    • Le délai moyen de traitement est de 62 jours

    Les recommandations du médiateur à l’attention des opérateurs

     

    Le rôle du médiateur consiste à rechercher une solution juste, équitable et acceptable par les deux parties, les joueurs et les opérateurs et à permettre au joueur de disposer d’une information complète lui facilitant l’exercice de ses droits.

    • A ce titre, le médiateur invite les opérateurs à faire évoluer certaines pratiques pour améliorer le traitement des réclamations des joueurs, l’accessibilité des règles contractuelles ainsi que leur lisibilité. Cette amélioration devra notamment concerner les informations liées aux offres de bienvenue et ainsi que certaines options de -CASH OUT – offertes au poker.

    Les recommandations du médiateur à l’attention des joueurs

     

    • Avant de saisir le médiateur, les joueurs doivent nécessairement s’adresser au préalable à l’opérateur avec lequel ils rencontrent un litige, sans quoi le médiateur ne pourra instruire la demande et la jugera irrecevable. 
  • Xavier Asperge est nommé Directeur de l’expertise technologique et des systèmes d’information de l’Autorité nationale des jeux (ANJ).

    31 mars, par admin
    Xavier Asperge est nommé Directeur de l’expertise technologique et des systèmes d’information de l’Autorité nationale des jeux (ANJ).admin mer 31/03/2021 - 10:44

    Xavier ASPERGE, ingénieur du corps des mines, est ancien élève de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications (ENST).

     

    Il a commencé sa carrière au ministère des Affaires étrangères (2001-2005) avant de passer quatre ans (2005-2009) à la Commission européenne sur le programme IDABC (échanges de données entre Etats Membres) et sur les projets de contrôle des frontières Schengen II et Visa.

    Il a ensuite été Chef du bureau projets métiers à la Direction des Systèmes d’Information et de Communication du ministère de l’Intérieur (2009-2013) avant de rejoindre en tant que sous-directeur des Projets et des Systèmes d’Information le secrétariat général des ministères sociaux (2013-2020) pour prendre en charge des missions de conduite du changement et de virage numérique. Enfin, il a rejoint en mars 2020 la direction générale des douanes et droits indirects en qualité de sous-directeur des Systèmes d’Information.

    Xavier ASPERGE prend en charge à compter du 1er avril 2021 la direction de l’expertise technologique et des systèmes d’information de l’ANJ. Cette nouvelle direction vise, conformément au plan stratégique, à renforcer la dimension technologique de l’Autorité et intégrer cette culture de l’innovation et du numérique tant vis-à-vis des acteurs qu’elle régule que dans son mode de fonctionnement interne et ses outils.

    A ce titre, Xavier Asperge pilotera la définition des exigences techniques en matière d'intégrité des opérations de jeux et de sécurité des systèmes d'information et le suivi de leur mise en œuvre par les opérateurs, en particulier via l’instruction des homologations des logiciels et les certifications. Il coordonnera également la mise en œuvre du schéma directeur des systèmes d’information de l’autorité et leur modernisation et développera une capacité de veille et d’analyse des usages de l’innovation technologique dans le secteur des jeux et paris.

  • Jeux d’argent et confinement : pas de bouleversements mais des pratiques problématiques pour une minorité de nouveaux joueurs

    18 mars, par admin
    Jeux d’argent et confinement : pas de bouleversements mais des pratiques problématiques pour une minorité de nouveaux joueursadmin jeu 18/03/2021 - 16:22

    Comment les joueurs ont-ils vécu le deuxième confinement et comment se projettent-ils dans l’avenir ? Quelle perception ont-ils des risques associés aux pratiques de jeu ? Autant de questions qu’Harris Interactive a posées pour l’Autorité nationale des jeux afin d’évaluer l’effet de cette situation sans précédent sur les habitudes des joueurs. Si les joueurs « historiques » n’ont pas bouleversé leurs habitudes, de nouveaux joueurs, bien que peu nombreux, jeunes et portés sur des pratiques en ligne potentiellement à risque en termes d’addiction ont fait leur apparition.

     

    Parmi les joueurs ayant déclaré avoir joué au cours de l’année 2020, 75% indiquent avoir joué durant le deuxième confinement, avec une légère surreprésentation des joueurs en ligne (80% des joueurs en ligne en 2020 ont joué durant le deuxième confinement).

    Interrogés sur leurs motivations pour continuer à jouer la majorité d’entre eux évoque l’attrait du gain monétaire (57%) et la force de l’habitude (43%). Une part non négligeable des joueurs met en avant également la volonté de se changer les idées par rapport au contexte actuel (19%) mais aussi de profiter de plus de temps libre (14%) ou le fait de s’ennuyer durant ce deuxième confinement (12%).

    Les joueurs « historiques » : un public de joueurs aux habitudes de jeu plus ancrées que la moyenne, que le confinement n’est pas venu bouleverser

     

    66% des joueurs historiques (qui jouaient déjà les années précédentes) ont déclaré passer autant de temps que d’habitude, et 63% dépenser autant d’argent.

    Pour motiver leur pratique de jeux, ces joueurs évoquent la force de l’habitude. On retrouve cette importance des habitudes, presque de « rituel », dans les motivations des joueurs historiques qui n’ont pourtant pas joué lors du deuxième confinement, la principale motivation évoquée étant le fait que l’endroit où ils avaient l’habitude de jouer se trouve trop loin de leur lieu de confinement ou inaccessible car fermé.

    Les « nouveaux joueurs » : un public restreint principalement jeune et captif, dans un contexte propice à leur initiation aux jeux

     

    5% des joueurs de 2020 déclarent n’avoir jamais joué à des jeux d’argent au cours des années précédentes. Ils s’y sont donc initiés au cours de cette année 2020 si particulière. Parmi les joueurs de 18-24 ans, ils sont 13% à avoir découvert le jeu en 2020. De même, ce sont notamment parmi les parieurs sportifs et hippiques et plus encore parmi les joueurs de poker et de casino en ligne, (une pratique illégale en France), que se trouvent le plus souvent ces nouveaux joueurs.

    Les raisons de cette « conversion » au jeu se retrouvent assez facilement dans leurs motivations. Ces nouveaux joueurs mettent particulièrement en avant le fait de disposer de davantage de temps libre (22% contre 14% pour l’ensemble des joueurs), le souhait de lutter contre un certain ennui (22%), le besoin ressenti de jouer (14%) et le fait d’avoir économisé de l’argent et de vouloir le dépenser (10% contre 6%). Dans un contexte incertain, laissant du temps disponible à certains jeunes, l’aspect récréatif du jeu en ligne semble donc avoir motivé pour un certain nombre leur découverte du jeu d’argent.

    Ces nouveaux joueurs semblent pour une part importante d’entre eux avoir été satisfaits par les expériences de jeu qu’ils ont découvertes au cours de l’année : seulement 21% souhaitant y mettre un terme en 2021 et 49% indiquant même qu’ils souhaitent continuer à jouer au moins une fois par mois.

    Un risque d’addiction aux jeux qui touche particulièrement les activités de jeux en ligne, que les jeunes affectionnent

     

    Interrogés sur leur parcours de joueur, un peu plus d’1 joueur sur 10 déclare avoir déjà eu du mal à en garder la maîtrise. L’étude des habitudes de jeu des joueurs historiques met en exergue l’inégalité des activités devant le phénomène d’addiction : 6% des joueurs de grattage ou de tirage ont déclaré avoir été débordés dans les années précédentes, quand ils sont 36% parmi les parieurs sportifs en ligne et 52% pour les joueurs de casino en ligne.

     

    Les jeunes joueurs semblent bien plus touchés que leurs aînés par ce phénomène : 16% des joueurs de 18 à 24 ans et 14% des joueurs de 25 à 34 ans déclarent avoir ressenti une perte de contrôle durant le deuxième confinement (contre 2% des 50 ans et plus). Les nouveaux joueurs se montrent plus touchés encore par ces sentiments de perte de maîtrise : un quart d’entre eux déclare avoir été dans cette situation au cours du deuxième confinement.  De la même manière les joueurs en ligne déclarent avoir été particulièrement confrontés à la situation, qu’il s’agisse des joueurs de paris sportifs (19%), de paris hippiques (20%), de poker (22%) ou de casino en ligne (23%).

    Une volonté d’avoir recours à une aide encore assez faible

     

    Pourtant, seulement 47% des joueurs ayant été en situation de perte de maitrise, envisagent de moins jouer à l’avenir (contre 39% qui souhaitent maintenir leur niveau de jeu malgré les problèmes rencontrés et 14% d’entre eux envisageant même d’intensifier leur pratique). De plus, si 41% d’entre eux envisagent d’en parler à leurs proches et un peu plus d’un tiers de se tourner vers les services d’accompagnements comme Joueurs-info service ou SOS Joueurs, ils sont 43% à indiquer qu’ils n’auront recours à aucune des solutions et acteurs proposés pour les accompagner afin de surmonter leurs difficultés.

     

    Pour l’ANJ : « Le confinement a favorisé l’arrivée de nouveaux joueurs vers des pratiques en ligne qui semblent plus à risque en termes d’addiction, voire même vers des sites de casinos en ligne qui sont illégaux en France. L’ANJ souhaite donc activer différents leviers pour renforcer les modalités de lutte contre cette offre illégale qui présente des risques d’addiction très forts et met en danger le joueur. Dans un contexte inédit pouvant conduire à la perte de repères, elle entend aussi sensibiliser les jeunes joueurs pour qu’ils adoptent une pratique récréative des paris sportifs. »

     

    Rappel méthodologique : Etude réalisée en ligne du 8 au 15 décembre 2020 auprès d’un échantillon de 3013 personnes déclarant avoir joué à au moins un jeu d’argent au cours de l’année 2020, issu d’un échantillon de 5875 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

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