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A la découverte des plantes sauvages du Sud

mercredi 14 avril 2021

Sur notre chemin, on les croise souvent. Certaines nous sont familières alors que d’autres nous semblent inconnues ou étrangères. Les plantes sauvages de la région Sud sont aussi belles qu’utiles à bien des égards. Elles ont le don de ravir nos yeux par leur couleur et leur forme, l’art de nous faire saliver lorsqu’elles s’invitent dans nos assiettes et le pouvoir de nous faire bénéficier de leurs vertus bienfaisantes. Que la nature est généreuse !

4 700 plantes à fleurs en Région Sud

La variété géographique et climatique de la Région Sud permet une extraordinaire diversité de milieux naturels et d’espèces associant caractères méditerranéen et alpin. C’est en Provence-Alpes-Côte d’Azur que se trouve la plus importante proportion des espaces naturels de France (75 %) où vivent 2/3 des espèces végétales françaises. Parmi celles-ci, on compte 4 700 plantes à fleur sur le territoire* et 184 d’entre elles font partie de la « Liste rouge des espèces menacées en France ». A la fois belle et fragile, la flore de notre région mérite notre attention en participant tous à sa préservation.           

*Selon la DREAL PACA – Juillet 2009

Les plantes pour les yeux mais pas que…

Les plantes à la beauté sauvage ont souvent fait l’objet de nos premiers bouquets, ceux qui ont marqué les souvenirs de notre enfance. Il y en a pour tous les goûts : des blanches, des rouges, des bleues, des vertes… Parmi les plus connues, on retrouve les pâquerettes, les coquelicots, les iris sauvages ou encore les violettes.

                                      

La star au printemps est bel et bien le coquelicot des champs ! Faisant partie de la famille des pavots, cette plante herbacée annuelle se distingue par sa couleur rouge vif qui se démarque nettement des vertes prairies. Aussi photographier des champs de coquelicot en Provence reste un acte toujours aussi prisé face à la beauté de ce tableau offert par la nature toutes les années. 
On peut apercevoir la cousteline, cette fleur jaune aux feuilles charnues, au printemps et en automne à la même période où la chasse est autorisée. C’est pour cette raison qu’elle porte aussi le nom de salade des chasseurs car ces derniers la cueillent pour accompagner leur gibier. C’est aussi une des salades les plus connues du Sud.

                                                  

Mais elle peut arborer d’autres coloris et apparences en fonction de la nature de son sol. Dans la rocaille ou sur des terrains arides, elle prend des tons rouges, rouilles ou violets et sa taille reste très petite (pas plus de 5-6 cm de diamètre) avec peu ou pas de feuilles à l’extrémité. A l’inverse, lorsqu’elle se développe dans de meilleures conditions, elle présente une large touffe (30 cm de diamètre) avec des extrémités en forme de spatules.Une fois cueillie avant sa floraison et méticuleusement lavée, la cousteline se prépare en salade, coupée en très fine lamelle, saupoudrée de sel et arrosée avec d’un peu de vinaigre ou du citron.

Faites connaissance avec l’immortelle (Helichrysum italicum), cette plante protégée et vivace de 25 à 50 cm de hauteur qui se reconnait par ses bouquets de petites fleurs jaunes situés au sommet des tiges et par ses effluves semblables à celles du curry. Connaissez-vous son secret ? Elle est appelée « Immortelle » car cette fleur ne se fane jamais même après avoir été cueillie ! Lorsqu’on l’applique sous forme de crème, de lotion ou d’huile essentielle, cette plante, véritable élixir de jouvence, augmente la production de collagène permettant à la peau de rester ferme. L'immortelle atténue également les hématomes et les brûlures et favorise la disparition des cernes, de la couperose et des varices.
                                                

Plus discrètes mais dont le charme vient embellir les espaces verts de la région, d’autres plantes se présentent sur nos chemins de randonnée. Il suffit d’y prêter un tant soit peu attention ! Par exemple, vous pouvez croiser la clématite flamme, cette fleur blanche du Sud, assez haute, qui pousse dans les coteaux ensoleillés ou encore l’églantier, le cousin sauvage du rosier, la ciste à feuilles de Sauge, la ciste à fleurs blanches, la fougère, le millepertuis qui se repère par sa couleur jaune soleil…

Les plantes pour la cuisine

Certaines plantes de nos campagnes sont aussi idéales pour rehausser ou pour composer des plats typiquement méditerranéens à la fois goûteux et originaux. Telle une invitation à voyager au cœur de la Provence, découvrez quelques-unes des plantes comestibles qui se trouvent à côté de chez vous.

Si vous vous baladez dans des endroits incultes, vous y trouverez des plantes qui ont encore quelque chose à vous offrir comme le brocoli sauvage par exemple. Ses extrémités, formées de fleurs encore fermées, se mangent avec de la vinaigrette une fois blanchies ou bien mélangées à une soupe ou sautées à la poêle.

Parmi les divers types de roquette, il y a la Roquette sauvage (Diplotaxis erucoides), également appelée fausse Roquette ou Roquette blanche, qui s’épanouit au cœur des vignobles durant presque tout l'hiver et le début du printemps. Elle se mange jeune en salade mais il est préférable de la mélanger avec d’autres pousses car son goût est assez fort. Quant à la roquette jaune (Diplotaxis tenuifolia), elle se rencontre au gré des promenades dans les terrains vagues mais aussi sur le littoral. En cuisine, les feuilles plus anciennes se prêtent bien à la préparation de soupes et de ragoûts ou bien comme légume pour concocter des sauces vertes ou en pesto. Autre idée : les jeunes feuilles peuvent être ajoutées en garniture sur des pizzas au jambon de parme ou encore dans des sandwiches. Riche en en vitamine B9 (folates), en vitamine K et en calcium, la roquette aurait des vertus antioxydantes pour lutter contre le stress, la pollution, le tabac…

Dès l’enfance, nous apprenons à reconnaître le pissenlit ou taraxacum de son petit nom en latin. Tout est bon dans le pissenlit ! Ses racines se mangent crues ou bouillies et peuvent servir à confectionner un café riche et corsé avec des notes subtiles de caramel (cf. recette maison). Cueillies au printemps, avant la floraison, les jeunes pousses se consomment en salades et les boutons floraux se conservent dans du vinaigre ou du sel pour se consommer comme les câpres. Enfin, les feuilles (très riches en vitamine C et β-carotène) qui ont une action détoxifiante hépatique douce, servent à préparer de nombreux plats (cf. « Pissenlits à l’auvergnate »)


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