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« Pour les grandes écoles, la réforme de la formation est davantage un bouleversement qu’une simple adaptation » (Frank Bournois, CGE)

mardi 4 mai 2021, par Raphaelle Pienne

Réglementation, offre de formation, universités d’entreprise ou encore numérique : le colloque « Formation tout au long de la vie : pour ne jamais cesser d’apprendre » organisé le 7 mai à distance par la Conférence des grandes écoles (CGE) annonce un programme riche en thématiques. Il s’inscrit aussi dans un moment particulier. « Après une année de pandémie, qui a modifié un certain nombre de réalités pour les écoles, il est évident que l’on ne fera plus de la formation professionnelle comme avant », souligne Frank Bournois, président de la commission formation de la CGE et directeur général de l’ESCP Business School.

Des écoles face à la réforme de la formation

L’actualité de la loi Avenir professionnel, en particulier sur le volet des certifications professionnelles et de la qualité, sera au cœur de la première table ronde du colloque CGE de ce 7 mai. Depuis trois ans, les établissements doivent en effet faire face à cette nouvelle donne réglementaire. « Il existe beaucoup de diversités dans les écoles. Mais pour certaines, [la réforme] apporte des transformations les obligeant à se structurer et à recruter. Globalement, il s’agit davantage d’un bouleversement que d’une simple adaptation. Même si cela crée aussi des opportunités », analyse Frank Bournois.

La réforme de la formation a également rebattu les cartes du financement de l’apprentissage [ 1 ]Le financement de l’apprentissage, qui dépendait auparavant en grande partie d’une enveloppe régionale, a été transféré par la réforme de la formation aux branches professionnelles désormais chargées de déterminer les coûts et montants de prise en charge des contrats d’apprentissage.<script type="text/javascript"> jQuery("#footnote_plugin_tooltip_2265_1").tooltip({ tip: "#footnote_plugin_tooltip_text_2265_1", tipClass: "footnote_tooltip", effect: "fade", fadeOutSpeed: 100, predelay: 400, position: "top right", relative: true, offset: [10, 10] });</script>. Avec, là aussi, des conséquences différentes selon les écoles. « Au sein de la CGE, les avis sont très contrastés. Certains sont gagnants, d’autres ont beaucoup perdu : certaines écoles ont vu d’un seul coup leur coût-apprenti multiplié par deux ou trois, quand pour d’autres il a été divisé par deux », décrit le président de la commission formation de la CGE, qui estime cependant que « ce n’est certainement pas une bonne méthode pour encourager l’apprentissage ».

Ouvrir des perspectives pour « l’après »

Aux changements de la réforme de la formation sont venus s’ajouter les conséquences de la crise sanitaire. Pour les écoles, celles-ci sont d’abord financières. Leurs publics bénéficient en effet moins des fonds publics et mutualisés de la formation. « Très largement et partout, [la crise sanitaire] a réduit de 30 à 35 % les ressources des écoles sur la partie formation professionnelle. Sans oublier qu’en parallèle celles-ci ont dû continuer à payer des frais fixes », explique Frank Bournois.

Mais avec son colloque, la CGE entend se pencher résolument vers « l’après ». D’abord, en abordant les nouveaux besoins en compétences, parcours et offre de formation auxquels auront à répondre les grandes écoles et université dans ce nouveau contexte social et économique. Ensuite, en se penchant sur les évolutions pédagogiques à l’horizon 2030. Celles-ci seront présentées à l’occasion de la restitution d’une étude CGE  » #TECHIN2030 sur la prospective de la formation  ».


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Notes   [ + ]

1. Le financement de l’apprentissage, qui dépendait auparavant en grande partie d’une enveloppe régionale, a été transféré par la réforme de la formation aux branches professionnelles désormais chargées de déterminer les coûts et montants de prise en charge des contrats d’apprentissage.
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