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Conférence "Boucles de rétroaction éco-évolutives et génomiques chez les plantes parasites" - Susann Wick

jeudi 25 novembre 2021, par Laetitia.Lamarre@univ-nantes.fr (Laetitia LAMARRE)


"Boucles de rétroaction éco-évolutives et génomiques chez les plantes parasites".

Résumé : Chez les plantes, la transition d'un mode de vie libre au parasitisme (spoliation de l’eau et des nutriments d’une autre plante) offre un avantage éco-évolutif important dans des environnements hautement compétitifs et pauvres en ressources. La transition des plantes vers un mode de vie non photosynthétique entraîne des changements morphologiques extrêmes et des reconfigurations génétiques massives. Cet exposé explore la progression du syndrome de réduction parasitaire au niveau génétique et explique comment le parasitisme affecte les modèles de diversification. La diversité naturelle des spécialisations parasitaires et des tests d’hypothèses phylostatiques révèlent que l’établissement d’un parasitisme obligatoire déclenche des reconfigurations génomiques. Après la perte éventuelle de la photosynthèse, les modifications fonctionnelles-génomiques progressent rapidement, accompagnées d’une accélération progressive des taux d’évolution moléculaire. La transition vers un parasitisme obligatoire déclenche apparemment une boucle de rétroaction éco-évolutive qui affecte tous les compartiments génomiques, ce qui pourrait favoriser la spécialisation trophique. Dans ce cas, les modèles de diversification changent "en route vers" l’holoparasitisme, ce qui nous amène à supposer que la diversification des parasites est co-façonnée par une dépendance croissante envers leurs plantes hôtes, ce qui crée une barrière isolante absente des plantes ordinaires.

---- version anglaise :

"Eco-evolutionary and genomic feedback loops along parasitic plant diversification"

Summary: In plants, the transition from a free-living organism to being a parasite that steals water and nutrients from another plant provides a significant eco-evolutionary advantage in highly competitive and resource-poor environments. The transition of plants to a nonphotosynthetic lifestyle brings about extreme morphological changes and massive genetic reconfigurations. This talk explores the progression of the so-called parasitic reduction syndrome on the genetic level and elucidates how parasitism affects diversification patterns. The natural diversity of parasitic specializations and phylostatistical hypothesis testing reveals that already the establishment of obligate parasitism triggers genomic reconfigurations. After the eventual loss of photosynthesis, functional-genomic modifications proceed rapidly, accompanied by a gradual acceleration of molecular evolutionary rates. The transition to obligate parasitism apparently triggers an eco-evolutionary feedback loop that affects all genomic compartments, which might further trophic specialization. As this happens, diversification patterns change en route to holoparasitism, leading us to assume that parasite diversification is co-shaped by an increasing dependency on their host plants, which creates an isolating barrier absent from ordinary plants.


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