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L'Université de Rennes 1 aux côtés des entreprises du territoire pour préserver l’emploi en R&D

jeudi 25 novembre 2021, par Typhaine Diouf

L’Université de Rennes 1 s’est vue allouer en avril 2021 une enveloppe prévisionnelle de 2,6M€ pour contribuer à la préservation de l’emploi en recherche et développement (R&D) dans les entreprises dans le cadre du plan France Relance. 1er établissement du Grand Ouest à avoir déployé cette mesure nationale sur le terrain en contractualisant dès le mois de juin, l'université aura ainsi d’ici la fin de l’année participé à la création ou à la préservation de 13 emplois en R&D, en lien avec ses unités mixtes de recherche.

Mise en place par la Direction générale de la recherche et de l’innovation (DGRI), sous couvert du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), cette mesure du Plan de Relance vise à maintenir la capacité d’innovation des entreprises françaises et à renforcer leurs collaborations avec la recherche académique. Le plan compte deux volets : 
- protéger les salariés en poste dans les entreprises pour qu’elles gardent leurs talents tout en boostant leur capacité d’innovation (des salariés de R&D mis à disposition d’unités mixtes de recherche sous co-tutelle universitaire)
- pré-recruter les futurs talents qui travailleront en R&D en entreprise (de jeunes diplômés, niveau Master ou Doctorat, recrutés par l'université au sein d’un laboratoire et affecté partiellement en entreprise) 

Xavier Castel, vice-président en charge de la valorisation, se réjouit du déploiement de cette mesure :

La mise en œuvre de ce dispositif s'inscrit dans une dynamique partenariale intense à l’université. Par sa politique volontariste en matière de valorisation, la qualité de sa recherche, ses équipements et installations de pointe, et son souci de répondre aux besoins des entreprises, l’Université de Rennes 1 a tissé et noue des liens étroits avec le monde socio-économique et les industriels du territoire. Avec l'appui de la DRARI et de la Fondation Rennes 1, nous nous sommes emparés très rapidement de cette mesure qui permet non seulement de valoriser les travaux de recherche menés dans nos laboratoires mais aussi d’agir pour l’insertion professionnelle de nos jeunes diplômés en sécurisant leurs emplois ou en facilitant leur accès au marché du travail. 

La cellule territoriale animée la Délégation régionale académique à la Recherche et à l’Innovation (DRARI) a validé 7 projets de collaboration, 4 autres sont en cours de finalisation.
Ils impliquent 8 laboratoires de recherche en partenariat avec 10 entreprises du territoireL’Université de Rennes 1 accueille ainsi sur ses campus 3 personnels de R&D, salariés d’entreprises partenaires, et a recruté 10 jeunes diplômés (6 docteurs et 4 de niveau Master) qui partagent leur temps entre un laboratoire académique et une entreprise.. 

Demeta x ISCR: 3 emplois préservés en chimie verte

En juin 2021, l’Université de Rennes 1 signait son premier contrat avec la société Demeta, en collaboration avec l’Institut des Sciences chimiques de Rennes (ISCR, UMR 6226) : trois emplois ont ainsi pu être préservés (1 salarié de l’entreprise mis à disposition et 2 jeunes diplômés recrutés par l’université). Le projet, qui a démarré ce 1er juillet, vise la production écoresponsable d’arômes, de parfums et de pigments de synthèse.
Inscrit dans le prolongement du laboratoire commun GreenCare entre la société et l’Université de Rennes 1 et le CNRS, il contribuera à la transition écologique de l’industrie chimique. 

SelenOptics x ISCR “Permettre à l'entreprise de conserver une activité importante de R&D, malgré le contexte mondial de baisse d'activité”

Start-up créée en 2015 et également issue de travaux de recherche communs menés par l’ISCR et la plateforme Photonics Bretagne, la société SelenOptics a choisi de s’emparer du dispositif en affectant partiellement un de ses personnels dans le cadre de sa collaboration avec le laboratoire. Ancien doctorant de l'Université de Rennes 1, Radwan Chahal a intégré la société en 2018.
Johann Troles, membre de l’équipe Verres & Céramiques de l’institut et cofondateur de SelenOptics, témoigne de l’intérêt de cette mise à disposition, tant pour l’entreprise que pour le laboratoire : “ Durant 2 ans, il sera "ingénieur détaché" dans notre équipe de recherche. Ceci va permettre à l'entreprise de conserver une activité importante de R&D, malgré le contexte mondial de baisse d'activité des 2 dernières années (grâce à cette mesure, l’Etat prend en charge 80 % de la rémunération des personnels R&D d’une entreprise affectés au sein d’un laboratoire dans le cadre d’un contrat de recherche collaborative). En parallèle, l'ISCR pourra profiter de l’expérience de la société SelenOptics pour développer de nouvelles fibres optiques mais aussi de temps RH supplémentaire pour développer et mettre au point de nouvelles méthodes de mise en forme de verres et de fibres optiques pour l'infrarouge”. 

Learn&Go x Irisa “Une réelle opportunité pour poursuivre nos travaux de recherche”

Autre action prévue par le dispositif : l’établissement embauche dans une de ses structures de recherche un jeune docteur, partiellement affecté en entreprise. Là aussi, 80% de son salaire est pris en charge par l'État. C’est l’objet du contrat signé avec Learn&Go, société qui a mis au point Kaligo, une plateforme numérique d’apprentissage de l’écrit, initialement à destination d’élèves de cycle 2.
Damien Lolive, Maitre de conférences à l’Enssat et membre de l’équipe Expression de l’Irisa a ainsi pu recruter deux jeunes docteurs, Aghilas Sini et Antoine Perquin, pour développer Koralie, une plateforme d’apprentissage des langues : “Le projet s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre Learn&Go et l’Irisa engagée à travers plusieurs projets de recherche (H2020 NADINE, KALIGO DYS et PIIA). Koralie - pour Kaligo Oralisation - mettra l’accent sur la partie orale de l’apprentissage des langues. La plateforme proposera notamment une vocalisation et une analyse de la prononciation de l’élève, en comparant la prononciation de l’élève à une référence vocale issue d’un modèle ou de l’enseignant. Aghilas Sini et Antoine Perquin sont deux de mes anciens doctorants et ont tous les deux collaboré avec Learn&Go dans les précédents projets. Leurs compétences sont en phase avec les besoins de recherche dans le cadre du plan de relance. Aghilas travaillera à l’amélioration des modèles d’analyse de la prononciation et Antoine se focalisera sur les feedbacks oraux de la plateforme. 
Il s’agit d’une réelle opportunité pour poursuivre nos travaux de recherche sur ces deux thématiques avec un cadre de mise en œuvre concret à partir duquel nos modèles peuvent être évalués in situ.”
 

Goude Glass x IPR & ISCR : une opportunité et une collaboration inédite avec la recherche académique

Les jeunes diplômés de niveau Master sont aussi concernés par le dispositif de préservation de l’emploi R&D.
Avec l’appui de France Relance, Goude Glass a pu acquérir un four de trempe chimique et recruter, via l’Université de Rennes 1, un jeune ingénieur pour mettre en œuvre ce nouveau procédé au sein de l’entreprise.
Diplômé de l’ESIR en 2020, Corentin Duval a ainsi décroché son 1er emploi et pris ses fonctions en novembre 2021 pour effectuer de la recherche et du développement sur le process afin d'optimiser les propriétés finales du verre en vue de mettre en œuvre de nouvelles applications. Il partage son temps entre l’entreprise basée au Rheu, le département Mécanique & Verres de l’Institut de Physique de Rennes et l'équipe Verres & Céramiques de l’Institut des Sciences chimiques de Rennes.
Une opportunité et une collaboration inédite avec la recherche académique pour Yvon Goude, directeur général de cette PME spécialisée dans le travail du verre pour l’agencement : "La trempe chimique nous offre l’opportunité de développer un marché qui n’existe pas. Les performances mécaniques de ce dispositif vont nous permettre de concevoir des verres de toutes formes et de toutes épaisseurs et d’imaginer de nouvelles applications pour nos clients dans le secteur de l’agencement (dalles de sol, garde-corps...) ou du bâtiment avec des assemblages structurels (poutres, escaliers...)”.

Une fois les verres fabriqués dans les ateliers de Goude Glass, Corentin Duval teste et valide leurs performances mécaniques en laboratoire, avec l’appui des équipes de recherche de l’université. “C’est un procédé que l’on étudie en laboratoire depuis une trentaine d’années mais, en dehors de son application générale en génie civil, son potentiel reste peu exploité et de nombreux champs sont ouverts”, témoigne Jean-Christophe Sangleboeuf, directeur de l’IPR. Pour lui, accueillir le jeune ingénieur offre “l’opportunité de concrétiser un échange de longue date sur de potentielles collaborations, d’avoir accès à un outil industriel et d’épauler un entrepreneur du territoire”.
Pour Ronan Lebullenger, membre de l’ISCR, la démarche fait partie de l’ADN des enseignants-chercheurs : “Au-delà de former la jeunesse, nous devons déployer la recherche académique au service de l’ensemble de la société, partager nos savoirs avec les autres citoyens. L’université est multilingue : elle peut parler avec les étudiants, les élus, les artistes, les entrepreneurs… Et les industriels !” 

Les autres collaborations

  • Altran x IETR  
    Mise à disposition d'un personnel R&D d’Altran à l’Institut d’Electronique et des Technologies du numérique pour le projet Aeronautical Cognitive Transceiver

  • Biotrial x Irset  
    1 jeune docteur recruté par l’université dans le cadre d’une collaboration entre Biotrial et l’Irset sur le projet HepatORG 

  • Biotrial x Biosit  
    1 jeune diplômé de niveau bac+5 recruté par l’université, accueilli à Biosit et mis à disposition de Biotrial pour le projet Oncotrial 2.0 

Et des projets dont le montage sera finalisé d’ici le 15/12/2021 

  • Onxéo x IGDR 
    1 jeune docteur recruté par l’université dans le cadre d’une collaboration entre Oncxéo et l’IGDR sur le projet Parpdecoy 

  • CEllenion x ECOBIO 
    1 jeune docteur recruté par l’université dans le cadre d’une collaboration entre CEllenion et Ecobio sur le projet BacteroOne 

  • Roullier x ECOBIO 
    1 jeune diplômé de niveau bac+5 recruté par l’université, accueilli à Ecobio et mis à disposition du groupe Roullier pour le projet Microsilico 

Yvon Goude (Goude Glass), Ronan Lebullenger (ISCR), Jean-Christophe Sangleboeuf (IPR) et Corentin Duval

Voir en ligne : Université Rennes 1 / L'Université de Rennes 1 aux côtés des entreprises du territoire pour préserver l’emploi en R&D

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