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Une saison cyclonique sous le signe de la Niña

vendredi 3 décembre 2021, par Gilbert BLADINIERES

La saison cyclonique 2021-2022 a débuté dans l’hémisphère sud avec la nomination d’un premier phénomène, « Paddy », par l’Australie, le 22 novembre. « Cette année encore, la Nouvelle-Calédonie est sous l’influence de la Niña » rappelle Alexandre Peltier chef du service Climatologie. Cet épisode, caractérisé par le refroidissement des eaux du Pacifique équatorial entraîne davantage de pluie dans une large zone qui va de la Nouvelle-Calédonie aux sud des îles Cook, voire jusqu’aux îles Australes. Au regard des phénomènes observés dans notre zone depuis 1977, on constate que, sous l’influence de la Niña, ceux-ci naissent presque exclusivement dans l’ouest du Pacifique (mer de Tasman, mer de Corail). En revanche, si La Niña impacte leur zone de formation, elle ne présage rien de particulier quant à leur fréquence ou leur intensité : il existe donc peu de différence pour notre archipel entre La Niña et El Niño. « Pendant cette saison, nous avons 60 % de chances d’être touchés par un phénomène passant à moins de 75 km de nos côtes » conclut Alexandre Peltier. En 2021, dans le bassin du Pacifique Sud, sept phénomènes ont au moins atteint le stade de dépression tropicale modérée, contre neuf en moyenne sur les 40 dernières années. La fréquence se réduit, mais « un seul suffit pour faire de sérieux dégâts ». 

 

 
Des outils d’information disponibles

Il faut donc se préparer comme chaque année à la venue d’un phénomène plus ou moins impactant pour le pays et les populations, sans que les dommages puissent être réellement anticipés : l’intensité du cyclone n’est pas toujours en relation avec les dégâts qu’il cause. Rester bien informé est essentiel : plusieurs outils sont mis à disposition du public sur le site internet et la page Facebook de Météo-France NC.

Le bulletin d’activité cyclonique, publié quotidiennement avant 15 h, donne une photographie de l’activité météorologique dans le Pacifique Sud-Ouest et des menaces potentielles pour les sept jours qui suivent. « Il faut rester prudent avec les sites qui vous proposent des prévisions à dix jours. Plus le délai est long, moins on a de certitudes » explique Virgil Cavarero, le chef prévisionniste de Météo France NC. La carte d’activité cyclonique indique le risque de formation de dépression tropicale modérée et les systèmes déjà actifs.

Le bulletin d’information cyclone, dont la fréquence augmente à mesure que le phénomène se rapproche et s’intensifie (toutes les douze, six ou trois heures), est centré sur un phénomène en cours présentant une menace pour le territoire. Il est illustré par une image satellite et une carte qui permet de visualiser la position la plus récente, la zone impactée par les vents violents, la trajectoire la plus probable et ses possibles variations.

 

 

La carte d’activité cyclonique met en relief les phénomènes météorologiques en formation et ceux déjà actifs.
 
Respecter les consignes de sécurité

« Le citoyen est le premier acteur de sécurité civile, c’est un maillon incontournable de la chaîne », affirme Doriane Brehe, la prévisionniste du service de la planification des risques technologiques et naturels de la DSCGR. À chaque phase d’alerte du plan ORSEC correspondent des consignes de sécurité qu’il faut impérativement respecter : « une série d’actions réflexe pour mettre en sécurité son foyer et les personnes qui y vivent ».

Ces consignes sont largement diffusées à l’occasion de campagne de communication, par le biais de flyers ou de fascicules largement distribués.

Un Dossier sur les risques majeurs est en outre disponible gratuitement sur le site de la DSCGR ou dans les mairies. Une version papier pour le jeune public, illustrée par Nicolas Yann Martin, distribuée dans les écoles, présente de façon ludique l’ensemble des risques naturels et notamment ceux liés aux cyclones.

 

Déjà nommés

Les phénomènes de la saison sont baptisés en fonction de leur zone de formation par l’un des deux centres chargés de la surveillance de la région Pacifique (Brisbane ou Nandi). Avant même d’être formés, la liste de leurs noms est déjà établie :

  • Ruby, Seth, Tiffany puis Vernon, si détectés à l’ouest du méridien 160°, par le centre australien ;
  • Cody, Dovi, Eva, Fili et Gina, si détectés à l’est, par le centre fidjien.

 

Cyclone tropical très intense Niran en approche, 6 mars 2021.

     

    Quatre phases pour se tenir prêt

    Pré-alerte : le cyclone est en approche. Il faut rester attentif et faire des réserves utiles (piles, eau potable).

    Alerte 1 : cyclone en approche, à moins de 18 h. Il faut rentrer chez soi et se préparer. Toute activité professionnelle, scolaire ou commerciale doit être arrêtée 2 heures avant le passage estimé en alerte 2.

    Alerte 2 : cyclone dans moins de 6 h. Il faut se mettre à l’abri et se tenir informé.

    Phase de sauvegarde : le cyclone est passé ; il faut rester vigilant et s’abstenir de circuler sauf en cas d’urgence jusqu’à la fin de l’alerte. Cette phase permet aux équipes de sécurité de faire leurs rondes de reconnaissance afin d’évaluer la situation et d’assurer la remise en service des réseaux.

    Retrouvez toutes les consignes de sécurité sur le site de la DSCGR.

     


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