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Insertion : mettre en cohérence les politiques locales et nationales (assemblée générale de l’UNML)

jeudi 16 septembre 2021, par Sarah Nafti

« Les jeunes de 18-25 ans vivent sous un régime de citoyenneté sociale d’exception, voire discriminatoire, a rappelé Léa Lima, sociologue chercheuse au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers). Ils n’ont pas droit à un revenu minimum opposable, mais à des outils actionnés par les intermédiaires de l’insertion, dont font partie les missions locales. » La garantie jeune a été, à ce sujet, une évolution importante mais on reste « dans un système de protection sous condition d’activation ». L’indépendance financière ne passe pour eux que par l’emploi, il y a donc une logique de prescription des dispositifs « au détriment de la sécurisation des trajectoires ».

Deux millions de jeunes en emploi, accompagnement, ou en formation

Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l’Insertion, s’est félicitée du travail collectif « qui a permis la réussite du plan 1 jeune 1 solution ». Un an après sa mise en place, « deux millions de jeunes sont en emploi, en accompagnement ou en formation » dont la moitié a suivi un parcours avec Pôle emploi ou une mission locale. 525000 contrats d’apprentissage ont été signés. « Les missions locales sont indispensables », a estimé la ministre qui insistait sur l’importance des 15000 salariés dans leurs rencontres avec les jeunes. Le budget des missions locales a été augmenté de 140 millions d’euros, pour atteindre 495 millions d’euros. Pour faciliter le travail collectif, les missions locales font partie du consortium du service public de l’emploi dans 28 territoires.

Territorialisation des politiques publiques

Sébastien Martin, président de l’Assemblé des Communautés de France, a plaidé pour « une territorialisation des politiques publiques » afin que ces dernières s’adaptent au mieux aux différents bassins d’emploi. Avec la reprise, « on redécouvre les difficultés de recrutement, ce qui peut paraître paradoxal avec un taux de chômage à 8% ». Il a relevé les disparités que ce taux dissimule, avec des quartiers dont le taux d’inactivité peut atteindre les 35%, d’où « l’importance de faire du cousu main avec ce public ». Concernant l’objectif d’extension de la garantie jeune, « il faut faire attention à ce que ce qui a fait sa réussite, l’accompagnement, ne soit pas dilué dans un objectif quantitatif ».

Gouvernance partagée

De son côté, Mohammed Gnabaly, vice-président de l’Association des maires de France, a souligné  la nécessité de la « gouvernance partagée » et s’est interrogé : « comment co-construire des politiques de l’emploi des jeunes en en faisant des stratégies de développement du territoire ? » L’échelon local, notamment le maire, permet « une compréhension des politiques nationales, régionales, départementale et une stratégie communale » pour redonner de l’attractivité aux territoires. « Il faut qu’on ait plus d’impact sur les politiques nationales », a-t-il demandé. David Margueritte, vice-président de la région Normandie chargé de l’emploi de la formation et de l’apprentissage, souhaitait lui aller vers « un pilotage unique » des politiques de l’emploi, sans laquelle « il est difficile d’obtenir l’efficacité », pilotage qu’il voudrait voir confié aux Régions, « les mieux placées pour l’assumer ».

 


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