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Insertion : l’indispensable coopération entre les différents acteurs institutionnels (assemblée générale de l’UNML)

jeudi 16 septembre 2021, par Sarah Nafti

L’idée est de « jouer sur la complémentarité » pour accompagner les jeunes. « Il faut leur faire connaître ce qui existe », et faire revenir vers le service public de l’emploi ceux qui en sont éloignés, les « invisibles ». Cela suppose « que les décideurs locaux aient des marges de manœuvre » et de renforcer le partenariat avec les missions locales.

Rôle des entreprises

Stéphanie Osmont, directrice de l’innovation sociale et environnementale du groupe La Poste, a jugé que les entreprises avaient un rôle à jouer : « Le monde de l’entreprise est le dernier acteur dans l’insertion des jeunes et nous voulons travailler avec vous, vous aider. Nous recrutons, nous formons, nous accompagnons et ces jeunes sont une richesse pour l’entreprise. » Le groupe la Poste dispose de 3 centres de formation d’apprentis, qui forment 4500 personnes chaque année.

De son côté, Fabienne Quiriau, directrice générale de la CNAPE (Convention nationale des associations de protection de l’enfant), a mis en lumière la situation particulière des 15000 jeunes sortant de l’ASE (aide sociale à l’enfance) chaque année. « Pour eux, l’arrivée dans le droit commun peut être très difficile ». Ainsi, si un tiers auront un parcours à peu près normal, un autre tiers sera « laissé-pour-compte » et le troisième tiers fera face à des difficultés pour s’en sortir. « L’ASE est un monde spécialisé, nous devons mieux nous connaître pour éviter les situations de rupture lorsque ces jeunes en sortent. » Elle a souhaité « conjuguer les compétences » car les métiers de la protection de l’enfance et ceux de l’insertion ne sont pas les mêmes.

Connaissance fine des bassins d’emploi

Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, qui accompagne « ces jeunes cabossés par la vie » a espéré voir rapidement les discussions sur le revenu d’engagement aboutir.  Ce revenu vise à donner une aide en échange d’un engagement, par contrat, de la personne accompagner à faire un pas vers le marché du travail (formation, immersion en entreprise…). « Nous avons besoin d’un dispositif qui nous permette à la fois d’assurer un revenu digne et de proposer un accompagnement adapté. »

« Renforcer nos coopérations, c’est agir pour l’intérêt général, au bénéfice des jeunes dans l’après-crise », a noté Stéphane Valli, nouveau président de l’UNML. « Les missions locales ont prouvé leur efficacité et ont une connaissance fine des bassins d’emploi. » Elles ont eu un rôle crucial pour la réussite du plan 1 jeune 1 solution par « la démultiplication des solutions proposées », dans un contexte compliqué par la crise sanitaire. Le réseau « est prêt à se mobiliser » pour mettre en place le revenu d’engagement, et relever le défi « d’un accompagnement intensif et personnalisé ».

Pas de fatalité

Elisabeth Borne, ministre du Travail, a conclu les débats en expliquant que « la réussite du plan 1 jeune 1 solution » prouvait « qu’il n’y avait pas de fatalité », saluant l’engagement des acteurs de l’insertion. Sans faire d’annonce sur le revenu d’engagement, elle a rappelé qu’il fallait préparer au mieux ce nouveau parcours. Et elle a insisté sur l’importance de l’élargissement de la garantie jeunes pour atteindre 200 000 bénéficiaires à la fin de l’année. Ils ne sont pour l’instant que 100000.


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