GouvActu AdmiNet

Accueil > Centre INFFO : Actualité du Centre INFFO > L’Edtech, nouvel eldorado des investisseurs

L’Edtech, nouvel eldorado des investisseurs

mercredi 6 octobre 2021, par Catherine Trocquemé

Photo d'Anne-Charlotte Monneret, déléguée générale Edtech France, à eLearninng Expo 2021 (Paris, 7 septembre 2021)

Les pépites de l’Edtech font tourner la tête des investisseurs. Essentiellement chinoises et américaines les « licornes » se sont multipliées à la faveur de la crise de la Covid 19.  A l’instar de Udemy, Course Hero ou Yuanfudao, d’autres start-ups des technologies d’éducation ont rejoint le cercle fermé des jeunes pousses du digital valorisées à plus d’1 milliard de $. Ces stars de l’Edtech devraient être 120 en 2025 contre 20 en 2020 selon le fonds Educapital. Sur le marché mondial, les méga- levées de fonds de plus de 100 millions de $ se généralisent dont Coursera à 130 millions de $ ou CampusLogic à 120 millions de $ jusqu’au niveau exceptionnel d’1,6 milliard $ pour la start-up chinoise d’enseignement Zuoyebang.  Les compteurs s’affolent. Au total 16,5 milliards de $ ont été injectés dans les technologies de l’éducation en 2020, soit le double qu’en 2019.  En France où le marché de l’Edtech a eu du mal à décoller, la dynamique est enfin là.

Le nouveau visage de la formation attire les investisseurs

« Le regard des investisseurs, qu’ils soient publics ou privés, a changé. Leur intérêt se confirme et le rythme des levées de fonds s’accélère. Selon notre étude à paraître prochainement, le chiffre d’affaires de l’Edtech devrait atteindre le milliard d’euros en 2021 contre 650 millions d’euros en 2020. », confirme Anne-Charlotte Monneret, déléguée générale d’Edtech France. Certes les « tickets » moyens restent encore modestes, entre 300 000 et 800 000 euros pour les investisseurs publics et entre 3 et 15 millions d’euros pour les fonds privés. Selon Anne-Charlotte Monneret, toutes les conditions sont réunies pour que le mouvement s’intensifie. La réforme de 2018, la digitalisation à marche forcée du secteur de la formation née de la crise du Covid et les investissements publics dans les compétences inscrits dans le plan de relance boostent le marché de l’Edtech. « Un écosystème plus lisible, le soutien des politiques publiques à l’innovation et l’essor du CPF sont autant de signaux positifs pour les investisseurs ».

Saisir les fondamentaux d’une levée de fonds

Les start-ups françaises peuvent désormais s’appuyer sur un écosystème bien structuré autour de fonds d’investissements à impact social et environnemental, de quelques fonds spécialisés dans l’éducation et des business-angels positionnés sur la phase d’amorçage. Des banques publiques comme la BPI ou la Caisse des Dépôts mais aussi des réseaux comme la French Tech soutiennent les projets des jeunes pousses. Une autre tendance émergente témoigne de la maturation du marché. « De plus d’organismes de formation investissent dans des start-ups de l’Edtech », note Anne-Charlotte Monneret. Si les investisseurs sont donc bien disposés, encore faut-il savoir argumenter sur son positionnement, sa technologie, sa stratégie ou encore l’organisation de ses ressources humaines en les illustrant, si possible, par des cas d’usage déjà développés (proof of concept). Une compétence pas toujours innée chez les jeunes entrepreneurs. Trois profils de start-ups intéressent tout particulièrement les investisseurs : celles qui développent une offre de formation aux soft-skills, de l’intelligence artificielle et des technologies d’interopérabilité entre les plateformes.

 

Photo d'Anne-Charlotte Monneret, déléguée générale Edtech France, à eLearninng Expo 2021 (Paris, 7 septembre 2021)


Voir en ligne : Centre INFFO : Actualité du Centre INFFO / L’Edtech, nouvel eldorado des investisseurs

Du même site

Centre INFFO : Actualité du Centre INFFO