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Nouvelle-Aquitaine : 6 actifs sur 10 veulent évoluer (sondage Ifop)

jeudi 7 octobre 2021, par Jean Berthelot de La Glétais

C’est un chiffre en hausse assez sensible : 63 % des actifs en Nouvelle-Aquitaine envisagent une évolution professionnelle dans les deux prochaines années, selon le dernier baromètre qu’a publié l’Ifop le 29 septembre. Plus que le pourcentage en lui-même, c’est sans doute la progression qui est la plus spectaculaire : l’an passé, ils n’étaient que 57 % à imaginer un tel changement de cap. « Je pense qu’il est d’abord nécessaire de bien comprendre ce que l’on entend par “évolution” », commence Gérald Maury, directeur du groupement pilote du conseil en évolution professionnelle en Nouvelle-Aquitaine. « On ne parle pas forcément, pour ces actifs occupés, d’une reconversion totale. Cette évolution peut être notamment liée à leurs responsabilités et à leur rémunération, d’autant plus à l’heure où la crise sanitaire les a souvent impactés.  Il y a des métiers dans lesquels cette question est absolument centrale, comme la restauration dont on parle beaucoup en ce moment ». Ainsi, 26 % des Néo-aquitains associent l’évolution professionnelle à une augmentation de salaire, la prise de responsabilité venant juste après (22 %). Pour ces personnes, la progression pourra notamment notamment par une formation liée directement à leur métier, leur permettant de solliciter un poste plus élevé. Les Néo-aquitains sont d’ailleurs 30 % à s’intéresser aux offres de formation, bien au-dessus de la moyenne nationale (25 %).

Mieux informer

Mais il serait sans doute erroné d’interpréter ces volontés d’évolutions à l’aune seule de l’augmentation de salaire et de la prise de responsabilités. « La crise sanitaire a clairement modifié le regard que portent les actifs occupés sur leur positionnement professionnel, en mettant en exergue des métiers valorisés comme essentiels, mais plus globalement en les amenant à se poser la question du sens au travail », reprend Gérald Maury, qui est le directeur du CIBC (centre interinstitutionnel de bilans de compétences) de Gironde. « Au-delà de cette enquête, il apparait très nettement qu’il y a une réflexion intime sur ce thème, du sens au travail mais aussi du sens du travail, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. La crise a vraiment accéléré cette quête », qui pousse cette fois à évoluer sans forcément rester dans leur entreprise, même si 59 % des salariés souhaitent demeurer dans leur secteur. La volonté de progresser se traduit le plus souvent dans les faits : ainsi, 81 % des salariés souhaitant évoluer à court terme ont déjà initié des démarches pour le faire et pour se former notamment. « Mais il reste un déficit, une méconnaissance des droits individuels, que nous devons combler », conclut Gérald Maury. C’est tout l’objectif des semaines de l’évolution professionnelle qui se tiennent jusqu’au 15 octobre, à travers


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