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AM’UP, un parcours de reconversion professionnelle « exigeant »

lundi 19 juillet 2021, par Laurent Gérard

Le programme élaboré par l’association AM’UP commence par plonger les candidats dans une immersion de deux semaines dans l’univers du courtage, un secteur « qui est très rarement dans leur scope professionnel », reconnaît Valérie Leray, déléguée nationale de l’association. L’intégration dans le programme se fait, le plus souvent, à la suite d’une réunion d’information chez Pôle emploi. Informations, fiches métiers, et référentiels, permettent aux candidats de confronter leurs expériences aux compétences requises. Des mentors interviennent aussi pour leur expliquer les différentes activités, ou les relations avec les compagnies d’assurance.

« Pitch » de trois minutes

Les recrues font le point sur leur parcours professionnel, leur CV, leurs compétences et expériences transférables dans le courtage, et mettent au point un « pitch » de trois minutes environ pour commencer à préparer les entretiens. « Cette première phase favorise les contacts, avec des visites d’entreprises et des rencontres avec des DRH, l’objectif étant d’aider les participants au programme à percevoir l’hétérogénéité des entreprises », précise Valérie Leray.

Seconde phase : un job dating entre les « AMUPiens » et les entreprises partenaires en recherche de nouveaux collaborateurs, afin de passer à une préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI), « un dispositif exigeant pour tout le monde, le candidat mais aussi l’entreprise, qui doit avoir une vraie intention de recrutement », affirme la déléguée nationale.

Lorsque tout se passe bien, la POEI débouche sur la troisième phase du programme, un contrat de douze mois minimum : CDD, contrat de professionnalisation ou CDI.

Un métier technique

Les mots de Claudine Vialettes, « AMUPienne » de la première promotion, sont emblématiques des témoignages des personnes en reconversion via ce programme. « J’ai été maquettiste pendant 28 ans, explique-t-elle. Après avoir été licenciée, je suis restée un an sans emploi. Ma conseillère Pôle emploi m’a parlé de l’association AM’UP, et de la possibilité d’entamer une reconversion totale dans l’assurance. J’étais enthousiaste d’apprendre un nouveau vocabulaire ; dans ce secteur, les termes sont précis, c’est un métier technique. Cela fait maintenant quelques mois que je suis en entreprise et je me sens mieux, mes missions me poussent à être concentrée et observatrice. La formation n’a pas été de tout repos et m’a demandé beaucoup d’investissement personnel, mais je suis fière de mon parcours, je n’aurai jamais pensé travailler dans ce secteur, et pourtant, on y trouve de belles opportunités, même pour les plus de 50 ans. »

Les atouts de l’alternance

En 2020, les parcours des candidats ont été bousculés par le Covid. « Personne n’avait pu anticiper la gestion de promos 100% digitales, qui ont dû faire l’apprentissage du collectif à distance, confie Valérie Leray. Seuls cinq de nos douze apprenants ont effectué une période en entreprise, plus proche d’un stage que d’une période d’alternance. Notre constat est sans appel : cette approche ne permet pas une pérennisation équivalente des liens. Pour l’entreprise comme pour la personne qu’elle accueille, passer par l’alternance crée une relation et un engagement plus forts. »

Pour cette année 2021, l’association affiche de nouvelles ambitions : être présente sur tout le territoire et développer des actions de formation en situation de travail (Afest).


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