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Elections régionales en Bretagne : la mer et l’apprentissage s’invitent dans les programmes

vendredi 11 juin 2021, par Jonathan Konitz

Avec près de 15 000 emplois directs, c’est sans surprise que la filière halieutique s’invite dans les débats par le prisme de la formation professionnelle. Loïg Chesnais-Girard (PS), président sortant, promet « d’assurer l’avenir de la filière […] par l’accompagnement des lycées et centres de formation dédiés au maritime ».

Marie-Madeleine Doré-Lucas et Pierre-Yves Cadalen (LFI) se montrent plus concrets avec le souhait « d’enrichir la formation initiale et continue des pêcheurs sur les aspects environnementaux […] et la prise en compte du changement climatique ». Les Insoumis envisagent la création d’un « pôle public de la formation », qui dispenserait « des formations qualifiantes et diplômantes autour des métiers de l’économie maritime : transport bas carbone, déconstruction navale, aquaculture écologique, pêche artisanale, valorisation des algues ».

Démocratiser l’apprentissage et favoriser la transition écologique

Le développement de l’apprentissage (24 952 contrats en 2020 en Bretagne) attire l’attention d’Isabelle Le Callennec (LR) et de Gilles Pennelle (RN).

Le candidat frontiste se montre le plus agressif, et envisage « d’inciter les entreprises à embaucher des alternants et apprentis » en faisant de cette embauche un critère d’octroi des aides de plus de 100 000 euros aux entreprises.

Les deux prétendants aux régionales militent aussi en faveur d’une implication plus forte des entreprises dans l’élaboration des programmes de formation, afin de mieux répondre aux attentes du marché du travail.

Thierry Burlot (sans étiquette, soutenu par LREM), toujours dans le registre du dialogue avec les entreprises, rêve d’échanges plus fluides entre ces dernières et les services d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Objectif : « Soutenir les entreprises volontaires pour embaucher des personnes en grande précarité et former les professionnels à la médiation active en entreprise. »

EELV préfère emprunter le chemin du PRIC [Pacte régional d’investissement dans les compétences], et souhaite l’orienter « plus spécifiquement sur la transition écologique ».  Le PS lui emboîte le pas avec le « développement d’une offre de formation aux nouveaux métiers et à la transition bas carbone ».

« Breizhgo illimité » contre « droit à la mobilité »

Sur la question de la mobilité professionnelle, les propositions les plus ambitieuses émanent du PS. Loïg Chesnais-Girard défend la création d’un « dispositif expérimental pour financer la mobilité et l’installation d’ouvriers, de salariés (aide au déménagement, au logement, à la formation professionnelle du conjoint) ». Dans un premier temps, 1 000 primes de 3 000 euros seront réservés aux « territoires volontaires ».

Un abonnement mensuel à tarif unique – mais non précisé –, le « Breizhgo Illimité », à destination des lycéens, apprentis, étudiants et jeunes de moins de 30 ans fait aussi partie des promesses de campagne.

La liste LFI envisage un « droit effectif à la mobilité », avec la gratuité des TER pour les moins de 25 ans, rendu nécessaire par « la situation actuelle de la jeunesse, aggravée par l’épidémie ».


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