GouvActu AdmiNet

Accueil > Centre INFFO : Actualité du Centre INFFO > L’apprentissage, un atout pour être embauché en CDI (Céreq)

L’apprentissage, un atout pour être embauché en CDI (Céreq)

jeudi 6 mai 2021, par Sarah Nafti

Pourtant, les vertus de l’apprentissage en matière d’insertion sont avérées, comme le rappelle le Céreq dans son étude « Débuter en CDI : le plus des apprentis », publiée lundi 26 avril. En priorisant la formation en situation de travail, l’apprentissage génère un double effet de proximité : entre l’apprenti et l’entreprise et entre la spécialité de formation et le métier. Il peut ainsi remplir une fonction de pré-recrutement, ou mener à une embauche sur des emplois correspondant à la spécialité de formation suivie. L’alternance, en tant que mode de formation en majeure partie en situation de travail, permet de développer davantage de compétences professionnelles pratiques.

Lien entre jeune et entreprise formatrice

Au cours de l’apprentissage, un lien se crée entre le jeune et l’entreprise formatrice. Le maître d’apprentissage peut évaluer l’apprenti, qui, lui, acquiert une connaissance de l’entreprise, de son organisation… L’apprentissage remplit ainsi une fonction de pré-recrutement pour une partie des employeurs. L’enquête « Génération 2010 » montre ainsi que, quel que soit le niveau du diplôme préparé, les sortants d’apprentissage sont plus souvent recrutés dans l’entreprise fréquentée au cours de la formation que les jeunes formés par la voie scolaire (25% des CAP-BEP contre 14% des scolaires). Cette proportion atteint 46% des apprentis bac+2/+3. Les sortants d’apprentissage trouvent plus souvent un premier emploi ciblé par la spécialité de leur diplôme : 56% des jeunes apprentis ayant fini leur CAP-BEP ont obtenu un premier emploi en lien avec leur spécialité de formation, contre 41% des scolaires.

Un effet très bénéfique pour les sortants du supérieur

Ces effets de proximité créés par l’apprentissage semblent favoriser l’accès au CDI, mais la situation des apprentis diffère selon leur niveau de sortie. Les employeurs d’anciens apprentis du secondaire valorisent, par un accès au CDI, l’expérience préalablement acquise dans leur entreprise : 43% des apprentis de CAP-BEP qui obtiennent un premier emploi dans l’entreprise d’apprentissage sont embauchés en CDI, contre 25% de ceux n’ayant pas été recrutés dans leur entreprise de formation. L’obtention d’un emploi ciblé par la formation suivie est également valorisée, mais dans des proportions moindres. Ainsi, 34% des apprentis CAP-BEP ayant obtenu un emploi cible accèdent à un CDI dès l’embauche dans leur premier emploi, contre 23% de ceux n’ayant pas obtenu un emploi cible.

Effet générique de l’apprentissage

Au niveau du supérieur court, les anciens apprentis sont plus nombreux à être embauchés dans l’entreprise de formation que ceux du secondaire, et 50% y obtiennent un CDI (contre 38% de ceux embauchés dans une autre entreprise). Il semble exister pour eux un « effet générique » de l’apprentissage, puisque les jeunes apprentis du supérieur court accèdent plus fréquemment que les scolaires à un CDI dès leur première embauche même quand ce premier emploi n’est ni dans l’entreprise formatrice ni dans un emploi ciblé par leur formation.

Consulter l’étude du Céreq.


Voir en ligne : Centre INFFO : Actualité du Centre INFFO / L’apprentissage, un atout pour être embauché en CDI (Céreq)

Du même site

Centre INFFO : Actualité du Centre INFFO