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Le secteur des tuyaux s’ouvre à la concurrence

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mardi 14 janvier 2020, par marie-lise.calabretto

Lors de la réunion hebdomadaire du mardi 14 janvier, les membres du gouvernement ont pris un arrêté qui vise à alléger les mesures de régulation de marché en vigueur pour le secteur des tubes et tuyaux en PVC. Ainsi, la société ESQ, qui jouissait depuis de nombreuses années de six mesures STOP* pour certains de ses tubes et tuyaux en plastique, n’est désormais concernée que par deux mesures de protection beaucoup moins avantageuses. Il s’agit en effet de quotas toutes origines et provenances pour l’importation de 70 tonnes sur deux types de tuyaux. Ce qui correspond à 30 % des besoins du marché. Cette mesure « intermédiaire et transitoire », a souligné le président du gouvernement Thierry Santa, est valable pour une durée de deux ans.

Le dialogue reste ouvert

Cette décision fait suite à une étude réalisée par la direction des Affaires économiques (DAE) et à un avis rendu par l’Autorité de la concurrence de la Nouvelle-Calédonie. Elle s’inscrit également dans l’esprit de la réforme du dispositif des régulations de marché adoptée au Congrès en 2019 qui vise à inciter les entreprises bénéficiaires à être plus compétitives, mais aussi à satisfaire les consommateurs à travers une meilleure qualité du produit, un prix plus attractif et un plus grand choix. L’ouverture du marché sur le secteur des tubes et tuyaux est donc conforme à ces objectifs, mais elle n’empêchera pas de « poursuivre le dialogue avec la société ESQ », a assuré le président du gouvernement.

* Les mesures STOP sont les plus restrictives du dispositif de régulation des marchés.

 

Le dispositif de régulation des marchés

Les protections de marché visent à faciliter l’écoulement des produits fabriqués en Nouvelle-Calédonie par la restriction ou l’interdiction des importations de produits concurrents. Réformé l’an dernier, ce dispositif doit faire l’objet, d’ici à février 2024, d’une révision de l’ensemble des mesures accordées par le passé. Pour rappel, l’octroi à une entreprise d’une protection de marché est nécessairement assorti de contreparties, telles que l’amélioration de la qualité des produits, la baisse des prix, de nouveaux  investissements, la création d’emplois ou encore des engagements en matière de développement durable, de compétitivité, de rééquilibrage, etc.


Voir en ligne : Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie