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Les emplois d’avenir, une chance pour l’insertion (Dares)

mercredi 21 juillet 2021, par Christelle Destombes

Créés sous le quinquennat de François Hollande, les emplois d’avenir ont été en vigueur jusqu’en janvier 2018. Destinés à des jeunes de 16 à 25 ans éloignés de l’emploi, ces contrats, plus longs que les autres emplois aidés, mettaient un accent fort sur la formation et l’accompagnement, en contrepartie d’une aide conséquente versée à l’employeur : jusqu’à 75 % du Smic dans le secteur non marchand et 35 % dans le secteur marchand.

Entre novembre 2012 et janvier 2018, 364 000 jeunes ont occupé un emploi d’avenir, à 71 % dans le secteur non marchand, principalement dans des structures de petite taille. En comparant des jeunes bénéficiaires à d’autres non bénéficiaires, tous suivis par des Missions locales entre 2013 et 2014, et réinterrogés tous les ans jusqu’en 2018, la Dares relève que les ambitions en matière de ciblage et de formation sont atteintes : 80 % des bénéficiaires ont un diplôme inférieur ou égal au CAP-BEP et 35 % habitent dans des zones défavorisées.

Accès à la formation

Le suivi au sein de l’entreprise a été assuré pour 85 % des jeunes. 69 % ont par ailleurs bénéficié de visite de leur Mission locale sur le lieu de travail. 82 % des bénéficiaires accèdent à au moins une formation et, pour 59 % d’entre eux, elle est certifiante. Ce sont surtout les bénéficiaires en CDD qui bénéficient d’une formation : 89 % pour les jeunes ayant signé un CDD de trois ans, contre 67 % des jeunes en CDI, ce delta s’expliquant pour la Dares « par le fait que les CDI sont plus fréquents dans le secteur marchand, où les formations sont moins nombreuses que dans le secteur non marchand ».

Surtout, « le passage par l’emploi d’avenir a un effet positif et significatif sur la probabilité des bénéficiaires d’être en emploi non aidé trois ans environ après l’entrée en dispositif », note la Dares. Quatre ans après l’entrée en emploi d’avenir, 62 % des bénéficiaires sont en emploi contre 54 % des non-bénéficiaires, soit 8 points d’écart.

Effet positif sur l’autonomie des bénéficiaires

Cet impact est d’autant plus fort que les jeunes sont moins diplômés : 9 points pour les sans-diplôme contre 5 pour ceux ayant le bac. « Les emplois d’avenir permettent davantage aux moins diplômés d’acquérir de l’expérience professionnelle et d’accéder à la formation », écrivent les auteurs. Et plus le contrat est long, plus son effet se fait sentir sur l’insertion, avec + 10 points de taux d’emploi quatre ans après l’entrée en emploi d’avenir, contre + 5 points pour ceux qui ont interrompu leur emploi d’avenir durant la première année.

Par ailleurs, les auteurs notent un effet positif sur la santé des bénéficiaires (+ 2 points) et l’autonomie : les bénéficiaires ont plus de probabilité d’accéder à un logement autonome (+ 7 points). Ces résultats plaident en faveur de dispositifs longs, pour un effet dans la durée : « L’impact sur le retour à l’emploi est plus important si l’emploi d’avenir inclut une formation certifiante et s’il dure longtemps », indiquent les auteurs.


Quel bilan dresser des emplois d’avenir, document d’études de la Dares n°247, juillet 2021

 


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