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Vers un « revenu d’engagement » pour les jeunes

lundi 26 juillet 2021, par Laurent Gérard

Photo de Stéphane Valli, président de l'union nationale des Missions locales

Le principe du revenu d’engagement « est de proposer à chaque jeune, qui en a besoin, un parcours vers l’emploi dans lequel ses besoins seront évalués et un accompagnement individualisé et adapté à ses difficultés », a expliqué la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion devant le comité qu’elle a réuni le 22 juillet dans la matinée. Les jeunes qui ont des difficultés financières percevront un revenu dans le cadre de cet accompagnement (de l’ordre de 500 euros). « Ils devront par ailleurs signer un contrat d’engagement, précise le ministère. Il s’agit d’un engagement réciproque entre les acteurs du service public de l’emploi et les jeunes : « des droits et des devoirs », comme l’a précisé le président de la République dans son allocution du 12 juillet ».

L’élaboration de ce dispositif qui devrait voir le jour à la rentrée se fera en concertation avec les membres du comité installé le 22 juillet. Il se compose de parlementaires, d’élus locaux, d’associations de lutte contre la pauvreté, d’acteurs du service public de l’emploi et d’associations de jeunesse (lire ci-dessous).

Des contours à préciser

« Le président de la République officialise ainsi sous un nouveau nom le chantier prioritaire de la « Garantie jeunes universelle » pour les jeunes particulièrement touchés par la crise sanitaire, ce dont l’Union nationale des Missions locales se félicite, analyse Stéphane Valli, président de l’UNML. Différents arbitrages – nombre de jeunes concernés, critères d’accès, montant de l’allocation… – seront donc rendus après l’été. »

Arbitrages financiers

« Les Missions locales sont au coeur de ce dispositif, avec Pôle emploi, poursuit Stéphane Valli. Un des enjeux est de renforcer les relations avec les associations de jeunesse, afin de créer un sas de remobilisation de ces jeunes. Puis ensuite, de leur offrir un parcours « sans couture », aussi fluide que possible, sans rupture d’accompagnement. Les préoccupations du réseau des Missions locales pour y parvenir ont été bien entendues. Des arbitrages financiers sur les moyens sont en attente de retour de Bercy. »

Des parcours intensifs qui nécessitent des moyens

La question des moyens sera centrale. L’UNML estime qu’un accompagnement est « intensif » dès lors qu’un conseiller ne suit pas plus de 50 jeunes, au travers de plusieurs contacts par mois avec chacun, qu’ils soient individuels ou collectifs. « La formule pédagogique de la Garantie jeunes est bien calibrée, confie Stéphane Valli, mais il faudra encore plus de souplesse pour bien positionner les moments collectifs et les moments individuels dans les parcours selon les personnalités de chacun. De même, l’immersion en entreprise n’est pas aujourd’hui systématique, il faudra travailler ce point, là encore selon les profils de chacun. »

Depuis 2013, 540 000 jeunes ont bénéficié de la Garantie jeunes [ 1 ]le dispositif a fait l’objet d’un rapport d’évaluation en 2018<script type="text/javascript"> jQuery("#footnote_plugin_tooltip_1801_1").tooltip({ tip: "#footnote_plugin_tooltip_text_1801_1", tipClass: "footnote_tooltip", effect: "fade", fadeOutSpeed: 100, predelay: 400, position: "top right", relative: true, offset: [10, 10] });</script>, sachant que les objectifs fixés par l’État ont été progressifs depuis 2016, passant de 53 000 en 2016 à 100 000 en 2020, puis 200 000 en 2021, dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution » lancé il y a un an.

La composition du comité du « revenu d’engagement pour les jeunes » 
  • Anaïs Anselme, déléguée générale du Forum français de la jeunesse
  • François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF)
  • Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi
  • Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS)
  • Sylvie Charrière, députée de Seine-Saint-Denis
  • Carole Delga, présidente de Régions de France
  • Christophe Devys, président du Collectif ALERTE
  • Antoine Dulin, président de la commission « insertion des jeunes » du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse (COJ)
  • Fiona Lazaar, présidente du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion (CNLE), députée du Val d’Oise
  • Sébastien Martin, président de l’Assemblée des communautés de France (AdCF)
  • Paul Mayaux, président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE)
  • Frédérique Puissat, sénatrice de l’Isère
  • Johanna Rolland, présidente de France urbaine
  • Alexandre Schajer, président du réseau des Écoles de la 2ème chance
  • Louis Schweitzer, président du comité d’évaluation de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté
  • Karima Silvent, présidente des Établissements pour l’insertion dans l’emploi (Epide)
  • Nicolas Truelle, directeur général des Apprentis d’Auteuil
  • Stéphane Valli, président de l’Union Nationale des Missions locales (UNML)

 

Les chiffres clés du réseau des Missions locales, en 2020
  • 436 Missions locales et près de 6 800 lieux d’accueil qui maillent l’ensemble du territoire métropolitain et ultramarin, regroupant 12 980 professionnels. 70 % d’entre eux sont en contact direct avec les jeunes
  • 14 associations régionales des Missions locales
  • 690 millions d’euros de financement dont 37 % par les collectivités territoriales, 51,4 % par l’État, 9 % par Pôle emploi et 5 % par le Fonds social européen et les autres organismes publics et privés
  • Près de 1,1 million de jeunes accompagnés par le réseau dont 407 000 accueillis pour la première fois par an
  • Plus de 360 000 jeunes ont signé un parcours personnalisé et contractualisé, dont près de 100 000 dans le cadre de la Garantie jeunes
  • Près d’un million de mesures de formation, d’insertion professionnelle ou d’engagement ont été mobilisées pour la construction des parcours de ces jeunes
  • Plus de 25 000 jeunes retournés en formation initiale
  • Près d’un jeune sur deux entre en situation professionnelle (45,6 %) dont 325 000 en emploi
  • 130 000 jeunes en formation et 55 000 contrats en alternance
  • 19 000 volontaires en Service civique, dont 3 000 accueillis en mission de volontariat au sein du réseau.

Notes   [ + ]

1. le dispositif a fait l’objet d’un rapport d’évaluation en 2018
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Photo de Stéphane Valli, président de l'union nationale des Missions locales


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